Encadrement des loyers 2026 : simulateur gratuit 9 villes

Vérifiez si votre loyer respecte l'encadrement préfectoral. Loyer de référence, loyer majoré, sanctions, on lit l'arrêté pour vous.

  • 9 territoires : Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Pays Basque, Plaine Commune, Est Ensemble
  • Loyers de référence issus des arrêtés préfectoraux
  • Sanctions de l'article 140 de la loi ELAN : amende d'au plus 5 000 € (personne physique) ou 15 000 € (personne morale)
  • Gratuit, sans inscription, sans email

Mis à jour le 15 avril 2026

9 territoires couverts Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Pays Basque, Plaine Commune, Est Ensemble
Décret fixe la liste des communes en zone tendue Décret n° 2013-392 jusqu'au 31/12/2026, décret n° 2026-831 ensuite (mêmes communes)
5 / 15 k€ amende maximale en cas de dépassement Art. 140 VII loi ELAN · personne physique / morale
0 € simulateur gratuit Sans inscription, sans email, résultat immédiat
Arrêtés préfectoraux · 9 territoires

Votre loyer est-il conforme ?

Sélectionnez votre ville, entrez l'adresse et les caractéristiques du logement, puis le loyer de base : hors charges et hors complément de loyer. Le simulateur le compare au plafond de l'encadrement (loyer de référence majoré) applicable à votre adresse.

Après le calcul, la suite dans FairePlace

Le simulateur vous donne le chiffre. Dans l'application, le bail porte la suite : trimestre de référence au contrat, révision calculée sur le bail, quittances.

Un bail avec IRL pré-rempli

Trimestre de référence intégré à la génération du bail, avec les 16 mentions obligatoires et la liste des annexes légales.

Voir la génération de bail

La révision calculée sur le bail

Le trimestre de référence se renseigne au bail, et la révision se calcule dans l'application, à partir de ce trimestre ou, à défaut, de la date de signature. L'appliquer au bail fera partie de la Gestion (ouverture prochaine).

Voir les règles de la révision

Les quittances du bail

Chaque quittance détaille le loyer et les charges (art. 21 de la loi du 6 juillet 1989) et reste disponible dans l'application. Pour tout bail signé avant le 31 mars 2027, 12 quittances envoyées pour vous, une par mois ; ensuite, l'envoi passe par la Gestion (ouverture prochaine).

Voir les quittances
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Cadre légal

Qu'est-ce que l'encadrement des loyers ?

L'encadrement des loyers est un dispositif expérimental issu de la Loi ELAN (2018) qui plafonne le prix des locations dans les zones où le marché est particulièrement tendu. Il s'applique à neuf territoires français et repose sur des grilles publiées par arrêté préfectoral chaque année (généralement en juillet).

Trois loyers de référence sont fixés pour chaque quartier et chaque type de logement : loyer de référence (cible), loyer de référence majoré (+20 %, plafond légal) et loyer de référence minoré (−30 %, utile en cas de négociation ou contestation).

Comment calculer

Comment les plafonds sont-ils calculés ?

Chaque grille préfectorale croise 4 critères : le quartier, le nombre de pièces, l'époque de construction et le caractère meublé ou non. Le résultat donne un loyer au m² hors charges.

Le plafond de l'encadrement s'obtient en multipliant le loyer majoré (€/m²) par la surface habitable. Au-delà de ce montant, le bailleur doit justifier d'un complément de loyer (des caractéristiques de localisation ou de confort qui le justifient, par comparaison avec les logements de la même catégorie du secteur), ou ramener le loyer.

Ce plafond n'est pas toujours le loyer permis. À la relocation d'un logement loué au cours des 18 derniers mois, le loyer ne peut pas non plus dépasser celui du locataire précédent, révisé selon l'IRL, sauf travaux importants ou loyer manifestement sous-évalué (décret n° 2017-1198). Un logement classé F ou G ne peut pas être reloué plus cher qu'au locataire précédent (article 17 de la loi du 6 juillet 1989), et n'ouvre droit à aucun complément de loyer.

Sanctions

Qu'est-ce qu'on risque en cas de dépassement ?

Depuis la loi ELAN de 2018, le préfet peut sanctionner le bailleur dont le loyer de base, hors complément de loyer, dépasse le loyer de référence majoré (article 140 VII). Le bailleur s'expose à :

  • Une mise en demeure du préfet : mettre le bail en conformité et restituer les trop-perçus, dans un délai de deux mois.
  • Si elle reste sans effet, une amende d'au plus 5 000 € pour une personne physique, 15 000 € pour une personne morale (SCI, société).
  • Une action du locataire en diminution de loyer. La commission départementale de conciliation (CDC) examine ces litiges.
Locataire · recours

Locataire, que faire si votre loyer dépasse le plafond ?

  1. Vérifiez le loyer avec ce simulateur (gratuit, anonyme).
  2. Envoyez une lettre recommandée au bailleur pour demander la mise en conformité.
  3. Sans réponse sous 1 mois, saisissez la Commission départementale de conciliation.
  4. Si désaccord persistant, le juge des contentieux de la protection statuera.
  5. Vous récupérerez les trop-perçus des 3 dernières années (prescription).

Questions fréquentes sur l'encadrement des loyers

Dans quelles villes l'encadrement des loyers s'applique-t-il en 2026 ?

Neuf territoires sont concernés : Paris, Lyon (et Villeurbanne), Lille (avec Hellemmes et Lomme), Bordeaux, Montpellier, Grenoble-Alpes Métropole, le Pays Basque (24 communes), Plaine Commune (9 communes de Seine-Saint-Denis) et Est Ensemble (9 autres communes de Seine-Saint-Denis). L'expérimentation issue de l'article 140 de la loi ELAN prend fin le 24 novembre 2026, et aucun arrêté préfectoral en vigueur ne va au-delà : celui de Montpellier et celui que Lyon applique à partir du 1er novembre s'arrêtent le 23 novembre, les autres le 24. Une prolongation de deux ans à périmètre constant a été adoptée par le Sénat le 21 octobre 2026 ; modifié, le texte repart à l'Assemblée nationale et n'est pas encore définitif. Notre simulateur rend un verdict chiffré sur sept d'entre eux. Pour Grenoble-Alpes Métropole et le Pays Basque, dont le zonage ou le barème ne sont pas publiés sous une forme exploitable, il vous renvoie à la source officielle du territoire.

Comment est calculé le loyer de référence ?

Le loyer de référence est fixé chaque année par arrêté préfectoral, en €/m² de surface habitable. Il dépend de 4 critères : le quartier (périmètre géographique précis), le nombre de pièces, l'époque de construction (5 périodes : avant 1946, 1946-1970, 1971-1990, 1991-2005, après 2005) et le caractère meublé ou non. Le plafond légal (loyer majoré) correspond au loyer de référence +20 %.

Que se passe-t-il si le loyer dépasse le plafond ?

Le loyer de base, hors charges, ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré. Un complément de loyer peut s'y ajouter si le logement présente des caractéristiques de localisation ou de confort qui le justifient, par comparaison avec les logements de la même catégorie du même secteur. Son montant et ces caractéristiques doivent figurer dans le bail. Si le loyer de base dépasse le loyer majoré, le préfet peut mettre le bailleur en demeure de mettre le bail en conformité et de restituer les trop-perçus, dans un délai de deux mois. Si la mise en demeure reste sans effet, il peut prononcer une amende d'au plus 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale (article 140 VII de la loi ELAN). Le locataire peut aussi engager une action en diminution de loyer.

Je suis locataire, mon loyer est trop élevé, que faire ?

Étape 1 : vérifiez avec ce simulateur. Étape 2 : envoyez une lettre recommandée au bailleur demandant la mise en conformité. Étape 3 : sans réponse sous 1 mois, saisissez gratuitement la Commission départementale de conciliation (CCD). Étape 4 : si désaccord persistant, le juge des contentieux de la protection peut être saisi. Vous pouvez récupérer les trop-perçus des 3 dernières années (prescription).

Le complément de loyer est-il soumis à des règles précises ?

Oui (article 140 III B de la loi ELAN). Le complément ne peut s'ajouter qu'à un loyer de base égal au loyer de référence majoré. Il suppose des caractéristiques de localisation ou de confort qui le justifient, par comparaison avec les logements de la même catégorie du même secteur, et il doit figurer dans le bail avec ces caractéristiques. Aucun complément n'est possible si le logement présente l'un de ces défauts : sanitaires sur le palier, signes d'humidité sur certains murs, performance énergétique de classe F ou G, fenêtres laissant anormalement passer l'air hors grille de ventilation, vis-à-vis à moins de dix mètres, infiltrations ou inondations venant de l'extérieur du logement, problèmes d'évacuation d'eau au cours des trois derniers mois, installation électrique dégradée, mauvaise exposition de la pièce principale. Le locataire dispose de trois mois à compter de la signature du bail pour contester le complément devant la commission départementale de conciliation, sauf en bail mobilité. En cas de contestation, c'est au bailleur de prouver que le logement le justifie.

Le simulateur est-il fiable ? Comment sont obtenues les valeurs ?

Les valeurs viennent des arrêtés préfectoraux qui fixent chaque année les loyers de référence de chaque territoire. Un nouvel arrêté n'est pas toujours intégré dès sa publication : dans ce cas, un bandeau le signale avec le résultat. Pour Grenoble-Alpes Métropole et le Pays Basque, le simulateur ne calcule pas de plafond et renvoie au simulateur officiel du territoire. Le résultat est indicatif : en cas de doute ou de litige, référez-vous à l'arrêté applicable à votre commune.

Révision du loyer

La révision se calcule sur le bail lui-même.

Dans l'application, le calcul reprend le trimestre de référence et la date de révision du bail, avec les indices publiés par l'INSEE, et refuse une révision que la loi exclut (bail mobilité, logement classé F ou G, bail sans clause). Un avenant de révision, facultatif, s'envoie en signature électronique avancée : 4,90 € l'envoi. La Gestion, en ouverture prochaine, comprendra la révision du loyer selon l'IRL.

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