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Bail Saisonnier 2026 : Durée, Fiscalité BIC, Numéro d'Enregistrement

Mis à jour le 27 avril 2026

Le bail saisonnier est un contrat de location de courte durée à finalité de tourisme ou de villégiature, conclu pour des séjours qui ne constituent pas la résidence principale du locataire. Il est régi par le Code civil (articles 1714 et suivants, louage de chose) et le Code du tourisme (article L324-1-1), et reste hors du champ de la loi du 6 juillet 1989. Depuis la loi du 19 novembre 2024, il s'accompagne d'obligations fortes en mairie : numéro d'enregistrement à 13 chiffres, plafond de 90 nuits par an en résidence principale, transmission des données par les plateformes. Ce guide détaille le cadre légal, la durée, les mentions recommandées, la fiscalité BIC, le DPE, les annulations et la création d'un contrat conforme.

10 min pour générer un bail conforme
10 mentions vérifiées automatiquement (décret 2015-587)
6 annexes incluses, DPE et diagnostics
0 € 5 biens inclus, sans carte bancaire
90 nuits/an plafond résidence principale louée en saisonnier Loi du 19 novembre 2024 (anti-Airbnb)
13 chiffres numéro d'enregistrement délivré par la mairie en zone soumise Article L324-1-1 Code du tourisme
50 % / 30 % abattement micro-BIC selon classement Atout France ou non Article 50-0 CGI, loi de finances 2024
Hors 89-462 régi par Code du tourisme et Code civil article 1714 Code civil, Code du tourisme

Le bail saisonnier : cadre légal hors loi du 6 juillet 1989

Le bail saisonnier est un contrat de louage à durée déterminée pour un usage de loisirs, de vacances ou de villégiature. Il ne porte jamais sur la résidence principale du locataire, ce qui l'écarte du champ de la loi du 6 juillet 1989 dite loi Alur. C'est cette frontière qui structure tout le régime : pas de contrat-type imposé par décret, pas d'encadrement des loyers, pas de plafond légal de dépôt de garantie, pas de préavis de 3 mois. La liberté contractuelle prime, dans les limites du droit commun et des règles propres au tourisme.

Côté textes, deux corps de règles cohabitent. Le Code civil pose le socle général du louage de chose (articles 1714 et suivants), qui régit les obligations réciproques de délivrance et de jouissance paisible, la responsabilité pour dégradations, le sort de l'acompte. Le Code du tourisme prend le relais pour la déclaration en mairie, le numéro d'enregistrement, le classement Atout France et la taxe de séjour (articles L324-1 à L324-2-1). Depuis la loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur ou loi anti-Airbnb, l'arsenal s'est durci sur le plafond annuel de la résidence principale et la transparence des plateformes.

Pour le bailleur, cela ouvre un cadre souple, mais avec quatre obligations à ne pas négliger : déclarer le logement en mairie, obtenir un numéro à 13 chiffres dans les communes concernées, respecter le plafond de 90 nuits par an si le logement est la résidence principale, et déclarer les revenus en BIC (et non en revenus fonciers). Les sanctions sont administratives et financières, et les plateformes (Airbnb, Booking, Abritel) jouent désormais un rôle de tiers déclarant.

Bail saisonnier vs bail mobilité vs location meublée touristique : 4 régimes distincts

Quatre régimes courte durée coexistent en France et il est essentiel de les distinguer pour ne pas se tromper de contrat. Le bail saisonnier reste le contrat de référence pour le tourisme de loisirs ; le bail mobilité (loi du 6 juillet 1989, articles 25-12 et suivants) cible des publics professionnels ou en formation. La location meublée touristique est en réalité un cas particulier de la location saisonnière en résidence secondaire, structurée par le Code du tourisme. Le bail civil de louage de chose, enfin, sert pour des situations marginales (échange, prêt indemnisé).

Régime Durée Cadre légal Public
Bail saisonnier 90 nuits/an (résidence principale) ou 6 mois max (résidence secondaire) Code du tourisme + Code civil Touristes, vacanciers, séjours de loisirs
Bail mobilité 1 à 10 mois non renouvelable Loi 89-462 articles 25-12 à 25-18 (loi ELAN) Étudiants, apprentis, mutation, mission
Location meublée touristique Sans limite en résidence secondaire (déclaration obligatoire) Code du tourisme L324-1-1 Touristes (Airbnb, Booking, Abritel)
Bail civil louage de chose Libre, hors usage habitation principale Code civil article 1714 Cas particuliers (échange, prêt, hébergement gracieux indemnisé)

Comment choisir. Famille en vacances pour 2 semaines : bail saisonnier. Étudiant en stage de 4 mois : bail mobilité. Couple en location de meublé touristique en résidence secondaire toute l'année (Airbnb, Booking) : location meublée touristique avec déclaration et numéro d'enregistrement. Le bail saisonnier et la location meublée touristique sont en pratique très proches, mais le second désigne plus précisément l'activité commerciale durable d'un bien dédié au tourisme.

Durée et plafonds : 90 nuits en résidence principale, 6 mois en secondaire

Résidence principale : plafond de 90 nuits par année civile

Si le logement loué est la résidence principale du bailleur (occupation effective au moins 8 mois par an, sauf raison professionnelle ou de santé), il ne peut être loué en saisonnier plus de 90 nuits par année civile. La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a abaissé le plafond précédent de 120 nuits dans les communes les plus tendues, et a donné aux communes la possibilité d'arrêter un seuil compris entre 60 et 120 nuits selon leur délibération. Au-delà du plafond, l'amende administrative peut atteindre 15 000 € par logement et la plateforme bloque les réservations supplémentaires.

Résidence secondaire : 6 mois maximum par contrat

Pour une résidence secondaire ou un bien dédié au tourisme, il n'existe pas de plafond annuel cumulatif, mais chaque contrat saisonnier ne peut dépasser 6 mois consécutifs avec le même locataire (au-delà, le bail bascule potentiellement en bail meublé classique soumis à la loi de 1989). En zone tendue, transformer un logement d'habitation en hébergement touristique professionnel peut nécessiter un changement d'usage avec compensation 1 pour 1 (Paris) ou autorisation préfectorale (grandes villes). Le bailleur doit vérifier le règlement de copropriété, qui peut interdire la location courte durée.

Calendrier précis : date à date

Comme tout contrat à durée déterminée, le bail saisonnier mentionne la date d'entrée et la date de sortie précises, avec une heure d'arrivée et de départ. Le locataire ne dispose d'aucun droit au maintien dans les lieux à l'issue du séjour, contrairement à un bail d'habitation classique. Pour autant, en cas de dégât majeur ou d'inhabitabilité, des règles d'imprévision (article 1218 du Code civil) peuvent justifier l'annulation et le remboursement intégral.

Loi Le Meur du 19 novembre 2024 (loi 2024-1039) : ce qui a changé

⚠️ Échéance imminente : tous les meublés de tourisme actifs (résidence principale ou secondaire) doivent être enregistrés sur le téléservice national unique avant le 20 mai 2026. Au-delà de cette date, la commercialisation sans numéro d'enregistrement national entraîne une amende administrative pouvant atteindre 100 000 € par logement (article L324-1-1 du Code du tourisme modifié).

La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 (loi Le Meur, du nom de la députée Annaïg Le Meur) visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l'échelle locale, publiée au JORF du 20 novembre 2024, a profondément durci le régime. Cinq axes principaux : abaissement des plafonds, téléservice national unique d'enregistrement, généralisation du DPE meublé tourisme, alignement des seuils micro-BIC avec les locations classiques, élargissement des pouvoirs municipaux sur le changement d'usage.

Téléservice national unique d'enregistrement (échéance 20 mai 2026)

Avant la loi Le Meur, chaque commune disposait de son propre téléservice de déclaration, créant une multiplicité de portails locaux et un risque de doubles déclarations. La loi 2024-1039 crée un téléservice national unique géré par l'État, vers lequel toutes les déclarations doivent être basculées avant le 20 mai 2026. Tous les meublés de tourisme, résidence principale (limitée à 90 nuits/an) comme secondaire, doivent y être enregistrés et obtenir un numéro à 13 chiffres unique national. À défaut, amende administrative jusqu'à 100 000 € par logement et retrait obligatoire des plateformes (Airbnb, Booking, Abritel) à compter du 21 mai 2026.

Plafonds résidence principale : 90 nuits, modulable par la commune

La loi du 19 novembre 2024 abaisse le plafond de la résidence principale louée en saisonnier de 120 à 90 nuits par année civile dans les communes les plus tendues, et donne aux conseils municipaux le pouvoir d'arrêter un seuil compris entre 60 et 120 nuits selon délibération locale. Vérifier la délibération en vigueur dans la commune du bien (souvent disponible sur le site officiel de la mairie). Au-delà du plafond, l'amende administrative peut atteindre 15 000 € par logement et la plateforme bloque automatiquement les réservations supplémentaires (article L324-1-1 du Code du tourisme).

Changement d'usage renforcé (article L631-7 CCH)

Dans les communes de plus de 200 000 habitants, en petite couronne parisienne, et dans les communes en zone tendue ayant délibéré, la transformation d'un local d'habitation en meublé de tourisme nécessite une autorisation préalable de changement d'usage au sens des articles L631-7 à L631-9 du Code de la construction et de l'habitation. La loi Le Meur étend cette procédure et autorise les communes à exiger une compensation 1 pour 1 (création d'une surface équivalente d'habitation classique pour chaque mètre carré transformé en touristique). Sans autorisation, sanction civile par le tribunal judiciaire pouvant atteindre 50 000 € par logement (article L651-2 CCH).

DPE meublé tourisme : A à E obligatoire depuis le 21 novembre 2024

La loi Le Meur étend le diagnostic de performance énergétique aux meublés de tourisme, avec un calendrier propre :

  • Depuis le 21 novembre 2024 : tout nouveau meublé de tourisme déclaré doit présenter un DPE classé entre A et E (les classes F et G sont exclues du marché de la location courte durée).
  • Au 1er janvier 2034 : seuls les DPE classés A à D seront admis. Les bailleurs concernés disposent de 10 ans pour mettre leur bien aux normes (travaux de rénovation énergétique éligibles à MaPrimeRénov' et à l'éco-PTZ).
  • Le DPE doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié et annexé au numéro d'enregistrement national.

Alignement des abattements micro-BIC sur la location classique

La loi Le Meur a aligné le régime fiscal des meublés de tourisme non classés sur celui de la location vide afin de réduire l'avantage fiscal de la courte durée. Depuis l'imposition des revenus 2024 :

  • Meublés de tourisme non classés : abattement micro-BIC ramené à 30 % (au lieu de 50 % auparavant), seuil de chiffre d'affaires limité à 15 000 € par an (au lieu de 77 700 €).
  • Meublés de tourisme classés Atout France : abattement maintenu à 50 %, seuil de chiffre d'affaires à 77 700 € par an.
  • Au-delà de ces seuils, le régime réel devient applicable (déduction des charges réelles et amortissement du bien et du mobilier).

Transmission obligatoire des données par les plateformes

Les plateformes de location courte durée (Airbnb, Booking, Abritel, etc.) doivent transmettre directement à l'administration fiscale, aux communes et au téléservice national : identité du bailleur, numéro d'enregistrement, dates et nombre de nuits, prix payé, taxe de séjour collectée. La taxe de séjour est collectée à la source par la plateforme et reversée à la commune. Cette transparence ferme l'angle mort des locations non déclarées et facilite le contrôle du plafond de 90 nuits en résidence principale.

Mentions recommandées du contrat de bail saisonnier

Contrairement au bail Loi Alur, le bail saisonnier ne fait pas l'objet d'un contrat-type imposé par décret. La liberté de rédaction laisse au bailleur la responsabilité de cadrer correctement le séjour. Voici les 10 mentions à intégrer pour sécuriser le contrat et éviter les litiges courants (acomptes contestés, dépôt non restitué, état du logement à l'arrivée).

  • Identité complète du bailleur et du locataire
  • Description précise du logement, capacité d'accueil et équipements fournis
  • Date d'entrée et date de sortie précises (durée nuits comprises)
  • Loyer total du séjour, montant de l'acompte (souvent 25 à 30 % à la réservation) et solde dû à l'arrivée
  • Dépôt de garantie : montant raisonnable, généralement entre 200 € et 30 % du loyer total
  • Charges incluses ou exclues (eau, électricité, taxe de séjour, ménage, draps)
  • État des lieux d'entrée et de sortie, contradictoire si possible
  • Inventaire détaillé du mobilier et des équipements si meublé
  • Conditions d'annulation et de remboursement, par le locataire comme par le bailleur
  • Numéro d'enregistrement à 13 chiffres en commune soumise (article L324-1-1 Code du tourisme)

Au-delà de ces mentions, joignez quand c'est pertinent un règlement intérieur (silence après 22h, animaux acceptés ou non, fumeur ou non, capacité maximale), et précisez la fourniture éventuelle du linge de maison, du ménage de fin de séjour et de la taxe de séjour (forfaitaire ou au prorata des nuitées). Plus les conditions sont écrites, moins la sortie devient un motif de contentieux. La forme reste libre, papier ou électronique ; la signature avancée eIDAS sécurise la signature à distance.

Acompte, dépôt de garantie et conditions d'annulation

Acompte ou arrhes : un choix qui engage différemment

L'usage est de demander 25 à 30 % du loyer total à la réservation, le solde étant versé à l'arrivée ou quelques jours avant. Juridiquement, le contrat peut qualifier la somme d'acompte ou d'arrhes, et la différence n'est pas neutre. L'acompte engage fermement les deux parties : en cas d'annulation par le locataire, le bailleur peut conserver l'acompte et réclamer l'exécution forcée. Les arrhes (article 1590 du Code civil) ouvrent une faculté de rétractation : le locataire perd les arrhes s'il se rétracte, le bailleur restitue le double s'il se désiste. À défaut de qualification expresse, les sommes versées sont présumées être des arrhes.

Dépôt de garantie : libre, mais raisonnable

Aucun plafond légal ne s'impose. La pratique varie de 200 € à 30 % du loyer total, selon la valeur du logement et de son équipement. Pour les locations haut de gamme avec mobilier précieux ou matériel sensible (jacuzzi, piano, œuvres), un dépôt d'un mois est admis. Le dépôt est restitué après l'état des lieux de sortie, sous déduction des dégradations imputables. Les plateformes (Airbnb, Booking) proposent souvent une caution par pré-autorisation bancaire, qui simplifie la gestion sans encaissement réel et sans contestations sur le délai de restitution.

Barème d'annulation classique

Pour cadrer les annulations sans contentieux, prévoyez un barème dégressif explicite. Exemple courant : annulation à plus de 60 jours du séjour 100 % de l'acompte remboursé, entre 60 et 30 jours 50 % remboursés, entre 30 et 7 jours 25 % remboursés, à moins de 7 jours acompte conservé. Distinguez l'annulation locataire (barème) de l'annulation bailleur pour cas de force majeure ou de logement devenu inhabitable (restitution intégrale plus indemnité forfaitaire). Précisez aussi le sort de la taxe de séjour collectée et des frais de ménage déjà facturés.

Fiscalité du bail saisonnier : BIC, micro ou réel

Les revenus tirés d'une location saisonnière relèvent toujours des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), même pour un particulier propriétaire d'une seule résidence secondaire. Cette qualification a deux conséquences : le bailleur doit s'inscrire en tant que loueur en meublé non professionnel (LMNP) auprès du greffe via le formulaire P0i, et il choisit entre le micro-BIC et le régime réel. La distinction avec les revenus fonciers (bail vide) est nette : le saisonnier reste BIC quel que soit le montant.

Micro-BIC : abattement à 30 % depuis la loi de finances 2024

La loi de finances 2024 a abaissé l'abattement micro-BIC à 30 % et le plafond à 15 000 € de recettes pour les meublés de tourisme non classés. Pour les meublés classés Atout France (1 à 5 étoiles, classement valable 5 ans), l'abattement reste à 50 % avec un plafond de 77 700 €. Le classement Atout France est donc devenu un vrai levier d'optimisation fiscale, en plus de rassurer les locataires : la procédure passe par un organisme accrédité (visite du logement, dossier, attestation), pour un coût compris entre 200 € et 500 € selon la taille du bien.

Régime réel : déduction des charges et amortissement

Au régime réel (option ou obligation au-delà des seuils), le bailleur déduit toutes les charges effectives : intérêts d'emprunt, taxes, assurance, travaux, frais de gestion, abonnements (internet, ménage), commissions de plateforme. Il amortit aussi le bien immobilier (sur 25 à 40 ans) et le mobilier (sur 5 à 10 ans). Sur les premières années, l'amortissement annule souvent totalement l'imposition des loyers. La comptabilité est plus exigeante (bilan, compte de résultat, déclaration 2031), mais le gain fiscal est significatif au-delà de 15 000 € à 20 000 € de recettes annuelles.

Cotisations sociales URSSAF au-delà de 23 000 €

Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles, ou si l'activité de location saisonnière devient prépondérante dans les revenus du foyer, le bailleur peut basculer en LMP (loueur en meublé professionnel) avec affiliation à la sécurité sociale des indépendants. Les cotisations sociales URSSAF s'ajoutent alors à l'imposition sur le revenu, mais ouvrent droit à protection sociale et à un régime fiscal plus favorable (déficits imputables sur le revenu global, exonération de plus-value sous conditions). La TVA reste non applicable tant que l'activité reste non hôtelière (sans petit-déjeuner, sans réception, sans entretien quotidien).

Risques fréquents et sanctions

Sous-déclaration et plafond de 90 nuits dépassé

Le risque principal est le dépassement du plafond de 90 nuits par année civile en résidence principale. Avec la transmission automatique des plateformes depuis la loi de finances 2024, la commune et la DGFiP disposent d'une vue exhaustive des nuits louées. La sanction administrative peut atteindre 15 000 € par logement, et la plateforme bloque les réservations supplémentaires une fois le plafond atteint. Mieux vaut anticiper et basculer sur un bail mobilité ou un bail meublé classique au-delà du seuil.

Absence de numéro d'enregistrement

Louer sans numéro à 13 chiffres dans une commune soumise expose à une amende de 5 000 € à 10 000 € par logement et au retrait immédiat de l'annonce par les plateformes. La déclaration en mairie est gratuite et prend quelques minutes ; il n'y a aucune raison de s'en abstenir. Vérifiez auprès de votre commune si la procédure est en place : c'est obligatoire dans toutes les villes de plus de 200 000 habitants et en zone tendue.

Absence de DPE

L'extension du DPE aux meublés de tourisme depuis 2024-2025 expose les bailleurs sans diagnostic à une sanction administrative et à un risque de litige avec le locataire (qui peut invoquer un vice du consentement). Faites réaliser le DPE dès que possible si vous louez régulièrement, surtout pour les biens construits avant 1990. Anticipez les travaux de rénovation énergétique pour éviter d'être progressivement exclu du marché courte durée.

Règlement de copropriété qui interdit la location courte durée

De nombreux règlements de copropriété en grande ville incluent une clause d'habitation bourgeoise exclusive ou interdisent expressément la location courte durée. Le syndic peut alors saisir le tribunal pour obtenir la cessation de l'activité, sous astreinte. Vérifiez le règlement avant de vous lancer ; la jurisprudence a confirmé à plusieurs reprises la validité de ces clauses, y compris contre des bailleurs déjà déclarés en mairie. En zone tendue, le changement d'usage municipal peut s'ajouter aux contraintes.

Comment créer un bail saisonnier conforme avec FairePlace

FairePlace permet de générer un bail saisonnier conforme au Code du tourisme et à la loi du 19 novembre 2024 en quelques minutes, signé électroniquement avec une signature avancée eIDAS, admissible et recevable devant les juridictions françaises (la fiabilité du procédé est appréciée souverainement par le juge ; la présomption de fiabilité reste réservée au niveau QES).

  1. Qualifiez le bien (résidence principale ou secondaire)

    FairePlace vous demande le statut du logement : résidence principale (plafond 90 nuits/an), résidence secondaire (6 mois max par contrat) ou bien dédié au tourisme avec changement d'usage. Le générateur ajuste les contraintes affichées et les mentions du contrat en fonction.

  2. Déclarez le logement et saisissez le numéro à 13 chiffres

    Si la commune impose le numéro d'enregistrement, FairePlace bloque la signature tant qu'il n'est pas saisi. La procédure de déclaration en mairie est rappelée avec un lien vers le téléservice. Le numéro est automatiquement reproduit sur le contrat et utilisable sur les plateformes (Airbnb, Booking, Abritel).

  3. Renseignez les dates, le loyer et les conditions

    Date d'entrée et date de sortie précises, loyer total, acompte (par défaut 30 %), dépôt de garantie, charges incluses ou exclues, mention de la taxe de séjour. FairePlace pré-remplit un barème d'annulation standard (100 % à plus de 60 jours, 50 % entre 60 et 30 jours, etc.) ajustable par le bailleur.

  4. Joignez les annexes et l'inventaire

    DPE (extension meublés de tourisme depuis 2024), inventaire détaillé du mobilier et des équipements, état des lieux d'entrée pré-rempli avec photos. Le bundle PDF est assemblé automatiquement et prêt à signer.

  5. Signez électroniquement (AES eIDAS)

    Bailleur et locataire signent à distance avec une signature avancée (AES eIDAS) au format PAdES-B-LT, certificat émis par Certinomis (PSCO qualifié). Authentification OTP, PDF horodaté et dossier de preuve archivés 10 ans à valeur probante. Aucun envoi postal.

Bail saisonnier : ce qu'il faut retenir. Hors loi du 6 juillet 1989, régi par le Code civil article 1714 et le Code du tourisme. Plafond 90 nuits par an si le logement est la résidence principale du bailleur (loi du 19 novembre 2024). Numéro d'enregistrement à 13 chiffres en commune soumise et dans toutes les villes de plus de 200 000 habitants. DPE étendu aux meublés de tourisme depuis 2024-2025. Fiscalité BIC : micro-BIC à 30 % (15 000 €) pour les non classés, 50 % (77 700 €) pour les classés Atout France. Cotisations URSSAF au-delà de 23 000 € de recettes. Pas de plafond légal de dépôt de garantie. Plan Gratuit FairePlace : 5 biens, PDF illimité, signature à 14,90 € TTC à l'unité. Tous les prix sont indiqués TTC.

Créez votre bail saisonnier conforme en quelques minutes

FairePlace est un logiciel de gestion locative clefs en main, édité par Thinkylab SASU (SIREN 942 915 976) et hébergé chez Scaleway France. Qualification du bien, contrôle du numéro d'enregistrement, mentions recommandées, barème d'annulation, signature avancée eIDAS, archivage probant 10 ans : tout est intégré et à jour avec le Code du tourisme et la loi du 19 novembre 2024.

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Questions fréquentes sur le bail saisonnier

Bail saisonnier ou bail mobilité : que choisir ?

Tout dépend du profil du locataire et de la durée. Le bail saisonnier (Code du tourisme + Code civil article 1714) couvre les séjours de loisirs ou de villégiature à des touristes, sans plafond hors résidence principale, pour une durée libre dans la limite de 6 mois en résidence secondaire ou 90 nuits par an en résidence principale (loi du 19 novembre 2024). Le bail mobilité (loi du 6 juillet 1989, articles 25-12 à 25-18 issus de la loi ELAN) est réservé à un locataire qui justifie d'un motif éligible (formation, études, apprentissage, stage, service civique, mutation, mission), pour une durée de 1 à 10 mois, sans dépôt de garantie. Pour des vacances : bail saisonnier. Pour un stagiaire ou un alternant : bail mobilité.

Combien de jours par an peut-on louer en bail saisonnier ?

Si le logement est la résidence principale du bailleur, le plafond est de 90 nuits par année civile depuis la loi du 19 novembre 2024 (loi Le Meur, dite anti-Airbnb), avec possibilité pour la commune de le ramener à 90 nuits ou de le rapprocher de 120 nuits selon les délibérations locales. Le bailleur doit transmettre chaque année le décompte des nuits louées via la plateforme. En résidence secondaire, la limite par contrat est de 6 mois consécutifs avec le même locataire, mais le bailleur peut enchaîner les séjours sans plafond annuel, sous réserve du respect du changement d'usage en zone tendue.

Faut-il un numéro d'enregistrement en mairie pour louer en bail saisonnier ?

Oui dans toutes les communes ayant délibéré la procédure d'enregistrement, et obligatoirement dans toutes les communes de plus de 200 000 habitants ainsi qu'en zone tendue depuis la loi du 19 novembre 2024. Le bailleur fait sa déclaration en ligne (téléservice de la commune ou portail national), reçoit un numéro à 13 chiffres et doit le faire figurer sur toutes les annonces (Airbnb, Booking, petites annonces). Sans numéro, l'amende administrative peut atteindre 5 000 € à 10 000 € par logement et la plateforme retire l'annonce. Les hôtels, résidences de tourisme et chambres d'hôtes professionnelles ont leur propre régime.

Le bail saisonnier est-il soumis à la loi Alur (89-462) ?

Non. La loi du 6 juillet 1989, dite loi Alur, ne régit que la résidence principale du locataire, c'est-à-dire un logement occupé au moins 8 mois par an. Le bail saisonnier, conclu pour des séjours de vacances ou de villégiature, relève du Code civil (articles 1714 et suivants sur le louage de chose) et du Code du tourisme (article L324-1-1 et suivants). Les règles de l'encadrement des loyers, du préavis de 3 mois, du dépôt limité à 1 ou 2 mois ou du contrat-type décret 2015-587 ne s'appliquent donc pas. Le bailleur fixe librement loyer, durée, dépôt et conditions d'annulation, dans le cadre du droit commun des contrats.

Quel dépôt de garantie pour un bail saisonnier ?

Aucun plafond légal ne s'impose. La pratique courante consiste à demander entre 200 € et 30 % du loyer total du séjour, voire un mois de loyer pour les locations très haut de gamme. Le dépôt est restitué après l'état des lieux de sortie, sous déduction des éventuelles dégradations imputables au locataire. Pour sécuriser sans complexité, beaucoup de bailleurs utilisent une pré-autorisation bancaire (caution Airbnb, Booking) plutôt qu'un encaissement effectif. Mentionnez clairement le montant, la modalité de versement et le délai de restitution dans le contrat.

Fiscalité bail saisonnier : micro-BIC ou réel ?

Les revenus tirés d'une location saisonnière relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), pas des revenus fonciers. Au micro-BIC, la loi de finances 2024 a abaissé l'abattement à 30 % et le plafond à 15 000 € de recettes pour les meublés de tourisme non classés ; les meublés classés Atout France conservent un abattement de 50 % jusqu'à 77 700 € de recettes. Au régime réel (option ou obligation au-delà des seuils), le bailleur déduit toutes les charges effectives et amortit le bien. Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles ou si l'activité devient principale, des cotisations sociales URSSAF s'ajoutent et le statut peut basculer en LMP. Tenez une comptabilité simple dès la première année pour conserver l'option du réel.

Faut-il un DPE pour un bail saisonnier ?

Le DPE est obligatoire pour la mise en location d'un logement, et l'extension aux meublés de tourisme se met en place progressivement depuis 2024. Concrètement, depuis le 1er janvier 2025, un nouveau classement et une étiquette énergie sont exigés pour la majorité des locations meublées de tourisme déclarées en mairie, sous peine de sanction administrative. Le bailleur fait réaliser un DPE par un diagnostiqueur certifié et l'annexe au contrat. Les passoires thermiques (étiquettes F et G) sont progressivement exclues du marché de la location courte durée, dans la même logique que la loi Climat et résilience pour la résidence principale.

Que se passe-t-il en cas d'annulation par le locataire ?

Les conditions d'annulation sont fixées librement dans le contrat ; à défaut, le droit commun des contrats s'applique (acompte conservé si acompte simple, restitué si arrhes versées avec rétractation moyennant le double pour le bailleur). En pratique, beaucoup de contrats saisonniers prévoient un barème dégressif : par exemple, annulation à plus de 60 jours du séjour 100 % remboursés, entre 60 et 30 jours 50 %, entre 30 et 7 jours 25 %, à moins de 7 jours acompte conservé. Précisez aussi la conduite à tenir en cas d'annulation par le bailleur (force majeure, sinistre) avec restitution intégrale et éventuelle indemnité, pour limiter les contestations.

Faut-il déclarer chaque séjour à la mairie ou seulement le logement ?

Deux niveaux de déclaration coexistent. Le logement lui-même est déclaré une fois en mairie, ce qui ouvre le numéro d'enregistrement à 13 chiffres et fixe le statut (résidence principale ou secondaire, en zone tendue ou non). Ensuite, dans les communes qui ont mis en place le téléservice de transmission, chaque séjour ou au moins chaque mois doit faire l'objet d'une transmission du nombre de nuits louées. Depuis la loi du 19 novembre 2024, les plateformes (Airbnb, Booking, Abritel) doivent automatiquement déduire et transmettre ces données à la commune et à l'administration fiscale, et la taxe de séjour est collectée à la source pour reversement.

Comment créer un bail saisonnier conforme avec FairePlace ?

FairePlace permet de générer un bail saisonnier conforme au Code du tourisme et à la loi du 19 novembre 2024 en quelques minutes : qualification du bien (résidence principale ou secondaire), saisie du numéro d'enregistrement à 13 chiffres, durée précise au sein du plafond légal, mentions recommandées (acompte, dépôt, charges, conditions d'annulation), inventaire et état des lieux. Le bail est généré au format PDF et signé électroniquement avec une signature avancée eIDAS depuis la plateforme. Le plan Gratuit (0 €/mois TTC) permet de gérer jusqu'à 5 biens, et la signature électronique est à 14,90 € TTC à l'unité ou incluse dès le plan Starter à 14,90 €/mois TTC.

Sources officielles

Cet article s'appuie sur les textes en vigueur et sur les ressources officielles publiques. Pour aller plus loin :

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