Charges locatives 2026 : Liste, calcul et régularisation
Quelles sont les charges récupérables sur le locataire ? Comment calculer les provisions et procéder à la régularisation annuelle ? Guide complet avec la liste du décret 87-713, les règles de calcul et les erreurs à éviter.
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Recherches/mois « charges locatives » en France
25-30%
Part moyenne des charges dans le coût total du logement
12 mois
Périodicité de la régularisation obligatoire
3 ans
Délai de prescription pour les charges
Qu’est-ce que les charges locatives ?
Les charges locatives, aussi appelées charges récupérables, sont les dépenses engagées par le propriétaire pour le logement et ses parties communes, qu’il peut légalement répercuter sur le locataire. Elles couvrent principalement les frais liés aux services collectifs, à l’entretien courant et aux taxes locatives.
Le cadre juridique est défini par l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 et le décret n°87-713 du 26 août 1987, qui liste exhaustivement les charges que le bailleur peut récupérer. Toute charge non mentionnée dans ce décret reste à la charge exclusive du propriétaire. Cette liste est limitative : le bailleur ne peut pas y ajouter de postes de dépenses par une clause du bail.
Il ne faut pas confondre les charges locatives avec le loyer. Le loyer est la contrepartie de la jouissance du logement, tandis que les charges correspondent à des dépenses réelles et justifiées. Le bailleur doit pouvoir fournir les justificatifs au locataire sur simple demande.
Liste complète des charges récupérables (décret 87-713)
Le décret 87-713 organise les charges récupérables en huit catégories principales. Voici le détail de chaque catégorie avec les postes de dépenses autorisés :
| Catégorie | Exemples de charges récupérables |
|---|---|
| Ascenseurs et monte-charge | Électricité, entretien courant, menues réparations (pièces d’usure), contrat d’entretien, inspection |
| Eau froide, eau chaude, chauffage | Consommation d’eau, entretien compteurs, produits de traitement, combustible chauffage collectif, entretien chaudière collective, ramonage |
| Installations individuelles | Entretien chauffe-eau, robinetterie, remplacement joints, entretien compteurs individuels |
| Parties communes intérieures | Électricité, fournitures d’entretien (balais, ampoules), entretien minuteries, nettoyage, tapis, désinsectisation, désinfection |
| Espaces extérieurs | Entretien voies de circulation, aires de stationnement, espaces verts (taille, arrosage, remplacement végétaux), aires de jeux |
| Hygiène | Fournitures consommables (sacs poubelles, produits d’hygiène), entretien des vide-ordures, dératisation |
| Équipements divers | Ventilation mécanique, interphones, digicode, antenne collective, protection incendie (extincteurs) |
| Taxes et redevances | Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), redevance d’assainissement, balayage |
Point important : la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est récupérable dans sa totalité, déduction faite de la part correspondant aux frais de gestion retenus par l’administration fiscale (8% en général). Le bailleur ne peut récupérer que le montant net.
Provisions sur charges vs forfait de charges
Il existe deux modes de gestion des charges locatives, selon le type de bail :
📋
Provisions sur charges (bail vide)
Le locataire verse chaque mois un montant provisionnel en plus du loyer. Ce montant est estimé sur la base des charges réelles de l’année précédente. Une régularisation annuelle est obligatoire : le bailleur compare les provisions versées aux charges réelles et rembourse le trop-perçu ou demande un complément.
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Forfait de charges (bail meublé)
Pour les baux meublés, le bailleur peut opter pour un forfait de charges. Le locataire paie un montant fixe chaque mois, sans régularisation annuelle. Le forfait doit être évalué de manière réaliste au regard des charges réelles. Il n’est pas révisable en cours de bail.
Le choix entre provisions et forfait a des implications pratiques importantes. Les provisions nécessitent une comptabilité précise et une régularisation annuelle (obligation légale). Le forfait simplifie la gestion mais ne permet pas d’ajuster le montant si les charges augmentent. En colocation avec bail individuel, le forfait est obligatoire.
Régularisation annuelle des charges : procédure complète
La régularisation des charges est une obligation légale pour les baux à provisions sur charges. Le bailleur doit comparer le total des provisions encaissées avec le total des charges réelles de l’exercice. Voici la procédure à suivre :
01
Rassemblez les justificatifs
Collectez toutes les factures, relevés de charges de copropriété, avis d’imposition (TEOM), relevés de compteurs. Conservez-les pendant 3 ans minimum.
02
Calculez les charges réelles
Totalisez les charges récupérables pour l’exercice concerné (généralement calé sur l’exercice de copropriété). Excluez les charges non récupérables (grosses réparations, honoraires syndic, etc.).
03
Comparez avec les provisions versées
Additionnez les provisions mensuelles encaissées sur la période. Calculez la différence : charges réelles – provisions versées.
04
Envoyez le décompte au locataire
Adressez un décompte détaillé par nature de charges, au moins 1 mois avant la date d’exigibilité du solde. Le locataire a le droit de consulter les justificatifs pendant 6 mois.
05
Procédez à l’ajustement
Si les charges réelles > provisions : demandez le complément au locataire (payable en une fois ou étalé). Si provisions > charges réelles : remboursez le trop-perçu, en général par déduction sur le prochain loyer.
Délais : la régularisation doit intervenir au moins une fois par an. Le bailleur qui ne régularise pas dans l’année ne perd pas son droit mais s’expose à des difficultés. Le délai de prescription est de 3 ans : au-delà, le bailleur ne peut plus réclamer les arriérés de charges au locataire. Si la régularisation intervient plus d’un an après l’exigibilité, le locataire peut demander un étalement du paiement sur 12 mois.
Charges non récupérables : ce qui reste à la charge du propriétaire
Certaines dépenses liées à l’immeuble ou au logement ne sont pas récupérables sur le locataire, même si elles figurent dans les charges de copropriété. Le propriétaire doit les supporter seul :
- Grosses réparations (article 606 du Code civil) : toiture, ravalement, remplacement d’ascenseur, réfection de la plomberie générale
- Honoraires du syndic de copropriété : les frais de gestion du syndic ne sont pas récupérables
- Assurance propriétaire non-occupant (PNO) : l’assurance de l’immeuble prise par le propriétaire
- Frais de procédure : honoraires d’avocat, frais de contentieux
- Travaux d’amélioration : mise aux normes, isolation, remplacement de fenêtres
- Taxe foncière : sauf la TEOM qui en est extraite et reste récupérable
- Fonds de travaux (copropriété) : les provisions au fonds de travaux obligatoire (loi Alur) ne sont pas récupérables
- Frais de gestion locative : si vous passez par une agence, les honoraires de gestion sont à votre charge
Gérer les charges locatives avec FairePlace
FairePlace intègre la gestion des charges locatives directement dans le bail et le suivi des loyers. Les provisions pour charges sont définies lors de la création du bail, et la régularisation annuelle est facilitée par le suivi automatique des encaissements.
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Provisions intégrées au bail
Les provisions pour charges sont définies dans le bail conforme Loi Alur. Le montant apparaît sur chaque quittance, séparé du loyer.
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Quittances détaillées
Chaque quittance mentionne le loyer, les provisions pour charges et le total. PDF/A archivé pour preuve légale.
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Suivi des encaissements
Suivez les paiements mois par mois. Visualisez le total des provisions encaissées sur l’exercice en un clic.
Charges locatives 2026 — Points clés
- Les charges récupérables sont limitativement listées par le décret 87-713 — le bailleur ne peut rien y ajouter
- Bail vide : provisions mensuelles + régularisation annuelle obligatoire
- Bail meublé : possibilité de forfait fixe (pas de régularisation)
- Le bailleur doit fournir les justificatifs au locataire sur demande (consultables 6 mois)
- Prescription de 3 ans : au-delà, les arriérés ne sont plus réclamables
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