Acte de cautionnement 2026 : modèle garant location (art. 22-1, art. 2297 CC)
L'acte de cautionnement est l'engagement par lequel une personne (la caution, le garant) se porte garante des obligations du locataire envers le bailleur. Si le locataire ne paie pas, le bailleur peut se retourner contre la caution pour récupérer loyers, charges, réparations et indemnités. Son cadre légal est l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 ; la mention manuscrite spéciale a été supprimée par la loi ELAN (2018), mais l'article 2297 du Code civil (ordonnance 2021-1192, en vigueur depuis le 1er janvier 2022) impose désormais une mention apposée par la caution avec le montant garanti en chiffres et en lettres, à peine de nullité. Cette page vous donne un générateur conforme (simple ou solidaire, durée déterminée ou indéterminée) intégrant cette mention, un rappel des mentions à faire figurer et des cas particuliers (interdiction de cumul avec une GLI, sauf étudiant). Voyez aussi la lettre de relance loyer impayé et le bail location.
Acte de cautionnement (garant)
Générez l'engagement de caution (garant) pour un bail : simple ou solidaire, durée déterminée ou indéterminée. Inclut la mention de la caution exigée par l'article 2297 du Code civil (à peine de nullité). Gratuit, sans inscription.
- Art. 22-1 Loi 89-462
- Mention art. 2297 CC intégrée
- Sans compte ni email
Solidaire : le bailleur peut réclamer le paiement à la caution dès le premier impayé, sans poursuivre d'abord le locataire.
Document indicatif au droit en vigueur (art. 22-1 de la Loi n°89-462 ; art. 2297, 2305, 2306 du Code civil issus de l'ordonnance n°2021-1192 du 15 septembre 2021). Ne constitue pas un conseil juridique. L'acte doit être signé par la caution, qui doit recevoir un exemplaire du bail. La mention de la caution est apposée par la caution elle-même à peine de nullité. Le bailleur ayant souscrit une assurance loyers impayés ne peut, sauf locataire étudiant ou apprenti, exiger en plus une caution.
Mentions à faire figurer dans l'acte
La loi n'impose plus de mention manuscrite depuis la loi ELAN (23 novembre 2018), mais l'acte doit identifier sans ambiguïté les parties, le bail et la nature de l'engagement.
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Identité de la caution
Nom, prénom, adresse complète et, si possible, date et lieu de naissance. La caution doit être identifiée sans ambiguïté pour que l'engagement soit opposable.
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Identité du locataire garanti et du bailleur
L'acte nomme le locataire dont les obligations sont garanties, et le bailleur bénéficiaire (avec raison sociale en cas de SCI).
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Référence au bail
Adresse du logement, type de bail (vide, meublé, étudiant) et date de signature : l'engagement de la caution porte sur ce bail et, le cas échéant, ses reconductions.
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Nature du cautionnement (simple ou solidaire)
Solidaire : le bailleur peut poursuivre directement la caution dès le premier impayé. Simple : la caution peut exiger que le bailleur poursuive d'abord le locataire (bénéfice de discussion).
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Étendue de l'engagement
Loyers, charges récupérables, réparations locatives, indemnités d'occupation et frais. Un montant maximal peut être stipulé, ce qui plafonne la garantie.
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Montant du loyer et conditions de révision
Article 22-1 : l'acte doit mentionner le montant du loyer et les conditions de sa révision (IRL ou clause spécifique au bail).
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Durée (déterminée ou indéterminée)
Durée déterminée : se termine à la date indiquée. Durée indéterminée : la caution peut résilier unilatéralement, la résiliation prenant effet au terme du contrat de location au cours duquel le bailleur reçoit la notification.
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Mention de la caution (art. 2297 du Code civil)
Depuis le 1er janvier 2022 (ordonnance n°2021-1192), la caution personne physique doit apposer elle-même une mention exprimant son engagement et le montant maximal garanti en chiffres et en lettres. En cas de différence, c'est la somme en lettres qui prime. À défaut de cette mention, le cautionnement est nul. La mention manuscrite spéciale d'habitation, supprimée par la loi ELAN en 2018, est donc remplacée par cette mention plus simple mais toujours obligatoire.
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Signature de la caution + remise du bail
L'acte est signé par la caution, après apposition de la mention de l'art. 2297. Le bailleur doit lui remettre un exemplaire du bail (art. 22-1 al. 4).
Caution simple ou solidaire : ce qui change
Caution simple
- Bénéfice de discussion : le bailleur doit d'abord poursuivre le locataire.
- Bénéfice de division : en cas de plusieurs cautions, chacune n'est tenue qu'à sa part.
- Pour le bailleur : moins protecteur, recours plus long.
Caution solidaire
- Bénéfices renoncés : ni discussion ni division.
- Poursuite directe : le bailleur réclame à la caution dès le 1er impayé.
- Pour le bailleur : la forme la plus protectrice, et la plus courante.
Interdiction de cumul avec une GLI
L'article 22-1 alinéa 1 interdit au bailleur ayant souscrit une assurance loyers impayés (GLI) d'exiger en plus une caution. Sanction : nullité du cautionnement. Deux exceptions : le locataire est étudiant ou apprenti, ou la garantie provient d'un organisme listé par décret (notamment Action Logement / Visale). Visale est gratuit et peut remplacer la caution privée.
FairePlace, logiciel français de gestion locative
FairePlace est un logiciel de gestion locative clefs en main, édité en France par Thinkylab (SIREN 942 915 976) et hébergé chez Scaleway France. Bail, acte de cautionnement, quittances, signature électronique avancée eIDAS : la mise en place d'un bail garanti se fait en quelques minutes, avec une trace écrite probante.
Questions fréquentes sur l'acte de cautionnement
Qu'est-ce qu'un acte de cautionnement ?
L'acte de cautionnement est l'engagement par lequel une personne, appelée la caution (ou le garant), se porte garante des obligations du locataire envers le bailleur. Si le locataire ne paie pas, le bailleur peut se retourner contre la caution pour récupérer les sommes dues (loyers, charges, réparations locatives, indemnités d'occupation, frais). Son cadre légal est l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989, complété par les articles 2288 et suivants du Code civil. Depuis la loi ELAN du 23 novembre 2018, la mention manuscrite spéciale de l'article 22-1 a été supprimée. Toutefois, depuis le 1er janvier 2022 (ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021), l'article 2297 du Code civil impose à la caution personne physique d'apposer elle-même une mention exprimant son engagement et le montant maximal garanti en chiffres et en lettres, à peine de nullité. La caution doit aussi recevoir un exemplaire du bail.
Quelle différence entre caution simple et caution solidaire ?
Une caution simple ne peut être actionnée qu'après le locataire. Si le locataire ne paie pas, le bailleur doit d'abord engager des poursuites contre lui (mise en demeure, procédure) avant de pouvoir se retourner contre la caution : c'est le bénéfice de discussion (article 2305 du Code civil, anciennement 2298 avant l'ordonnance n° 2021-1192). En présence de plusieurs cautions, chacune n'est tenue qu'à sa part : c'est le bénéfice de division (article 2306, anciennement 2303). La caution solidaire, à l'inverse, renonce expressément à ces deux bénéfices : le bailleur peut la poursuivre directement, dès le premier impayé, pour la totalité de la dette. C'est la forme la plus protectrice du bailleur ; c'est aussi la plus courante dans le bail d'habitation. Le caractère solidaire doit être expressément stipulé dans l'acte, et la renonciation aux bénéfices figure dans la mention de la caution.
La mention manuscrite est-elle toujours obligatoire ?
La mention manuscrite spéciale, telle qu'imposée auparavant par l'article 22-1, a été supprimée par la loi ELAN du 23 novembre 2018 : la caution n'a plus à recopier à la main une formule pré-écrite (montant en lettres et chiffres, reproduction d'alinéa, etc.) à peine de nullité. En revanche, depuis le 1er janvier 2022, l'article 2297 du Code civil (issu de l'ordonnance n° 2021-1192) impose à la caution personne physique d'apposer elle-même une mention exprimant son engagement de payer ce que doit le débiteur en cas de défaillance, dans la limite d'un montant en principal et accessoires exprimé en toutes lettres et en chiffres ; en cas de différence, le cautionnement vaut pour la somme écrite en toutes lettres. À défaut, le cautionnement est nul. La mention n'a plus à être manuscrite, mais doit être apposée par la caution elle-même ; le générateur FairePlace l'intègre à l'Article 5 de l'acte.
Durée déterminée ou indéterminée : que choisir ?
Durée déterminée : l'engagement de la caution se termine à la date indiquée dans l'acte (souvent la fin du bail initial ou un nombre d'années). La caution est libérée au-delà. Durée indéterminée : l'engagement n'a pas de terme prévu. Conformément à l'article 22-1, la caution peut alors le résilier unilatéralement à tout moment. La résiliation prend effet au terme du contrat de location (initial, reconduit ou renouvelé) au cours duquel le bailleur reçoit la notification : la caution reste donc engagée jusqu'à cette échéance. En pratique, la durée indéterminée est plus protectrice du bailleur (couverture des renouvellements), mais permet à la caution de sortir. Précisez clairement votre choix.
Le bailleur peut-il cumuler caution et GLI ?
Non, en règle générale. L'article 22-1 alinéa 1 interdit au bailleur ayant souscrit une assurance garantissant les obligations locatives du locataire (GLI, Garantie loyers impayés) d'exiger en plus un cautionnement. Cette interdiction de cumul est sanctionnée par la nullité du cautionnement. Deux exceptions : (1) le logement est loué à un étudiant ou un apprenti ; (2) le cautionnement est apporté par un organisme dont la liste est fixée par décret (notamment Action Logement / Visale, ou un parent dans le cadre d'un dispositif spécifique). Hors ces exceptions, le bailleur doit choisir entre GLI et caution. Visale (Action Logement) est gratuite pour le locataire et le bailleur, et peut remplacer le cautionnement.
Comment générer l'acte de cautionnement avec FairePlace ?
FairePlace propose un générateur gratuit, sans inscription. Choisissez le type d'engagement (solidaire ou simple), la durée (déterminée ou indéterminée), renseignez l'identité de la caution, du locataire et du bailleur, l'adresse du logement, le montant du loyer ainsi que le montant maximal garanti (en chiffres et en toutes lettres, obligatoire au titre de l'article 2297 du Code civil) : l'outil produit un acte PDF conforme à l'article 22-1, intégrant l'Article 5 « Mention de la caution » qui sera apposée par la caution lors de la signature. Aucune donnée n'est conservée. Pensez à remettre un exemplaire du bail à la caution (c'est une obligation légale, art. 22-1 al. 4). Plan Gratuit FairePlace : 5 biens, baux et actes illimités. Tous les prix sont indiqués TTC.