Charges récupérables 2026 : la liste (décret 87-713) + PDF
Les charges récupérables (ou charges locatives) sont les dépenses que le bailleur peut, par exception, faire rembourser au locataire. Leur liste est limitative : elle est fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987, en application de l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989. Cette page détaille les grandes catégories récupérables, la régularisation annuelle (provisions vs réel) et ce qui reste à la charge du propriétaire, et vous permet de télécharger la liste officielle en PDF à annexer au bail. Voyez aussi le guide charges locatives et la quittance de loyer.
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Les grandes catégories de charges récupérables
Le tableau annexé au décret n° 87-713 classe les charges récupérables en huit rubriques. Voici ce que chacune couvre, en résumé ; la liste exhaustive figure dans le PDF à télécharger ci-dessus.
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Ascenseurs et monte-charge
Électricité ; exploitation (visites périodiques, nettoyage et graissage, dépannage sans fourniture de pièces) ; petit matériel d'entretien et lampes de la cabine ; menues réparations de la cabine et des paliers (boutons, contacts, ferme-portes), balais du moteur et fusibles. Hors remplacement et grosses réparations.
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Eau froide, eau chaude et chauffage collectif des locaux privatifs et des parties communes
Eau froide et chaude des occupants, eau d'entretien des parties communes et des espaces extérieurs, redevance d'assainissement comprise ; produits de traitement de l'eau ; électricité ; combustible ou énergie. Exploitation, entretien courant et menues réparations : brûleurs, ramonage des chaudières, relevé des compteurs, adoucisseur, surpresseur, pompes à chaleur, joints et clapets.
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Installations individuelles
Chauffage, eau chaude et distribution d'eau dans le logement : alimentation commune en combustible ; entretien courant et menues réparations (réglages, dépannage, joints, clapets, chasses d'eau), récupérables lorsque le bailleur les fait faire à la place du locataire (art. 3 du décret).
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Parties communes intérieures au bâtiment ou à l'ensemble des bâtiments d'habitation
Électricité ; fournitures consommables (produits d'entretien, petit matériel, sel) ; entretien de la minuterie, pose, dépose et entretien des tapis ; menues réparations des appareils de nettoyage ; entretien de propreté (frais de personnel).
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Espaces extérieurs au bâtiment ou à l'ensemble de bâtiments d'habitation
Voies de circulation, aires de stationnement, abords, espaces verts, aires et équipements de jeux : électricité, essence et huile, fournitures (ampoules, engrais, plants de remplacement) ; coupe, désherbage, arrosage, entretien du matériel horticole, remplacement du sable des bacs ; peinture et menues réparations des bancs, jeux et grillages.
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Hygiène
Sacs pour l'élimination des rejets ; produits de désinsectisation et de désinfection ; entretien et vidange des fosses d'aisances ; entretien des appareils de conditionnement des ordures ; élimination des rejets (frais de personnel).
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Équipements divers du bâtiment ou de l'ensemble de bâtiments d'habitation
Énergie de la ventilation mécanique ; ramonage des conduits de ventilation ; entretien de la ventilation mécanique, des dispositifs d'ouverture automatique ou codée et des interphones ; abonnement des postes de téléphone à la disposition des locataires. L'antenne collective n'y figure pas.
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Impositions et redevances
Taxe ou redevance d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ; taxe de balayage. La taxe foncière n'est jamais récupérable.
La règle d'or : usage et entretien courant, jamais l'investissement
Le locataire supporte l'usage (eau, énergie, électricité des communs) et l'entretien courant des équipements communs, mais jamais leur renouvellement ni les grosses réparations. Ne sont donc pas récupérables : la taxe foncière (hors part TEOM), le ravalement, la toiture, le remplacement d'une chaudière ou d'un ascenseur, les honoraires du syndic (aucune part n'est récupérable), et les frais relevant de la vétusté.
FairePlace, logiciel français de gestion locative
FairePlace est un logiciel de gestion locative, édité en France par Thinkylab (SIREN 942 915 976) et hébergé chez Scaleway France. Suivi des provisions, régularisation annuelle, quittances ventilant loyer et charges : la gestion des charges est intégrée et conforme au décret 87-713.
Questions fréquentes sur les charges récupérables
Que sont les charges récupérables (ou charges locatives) ?
Les charges récupérables, aussi appelées charges locatives, sont des dépenses payées initialement par le bailleur mais dont la loi l'autorise à demander le remboursement au locataire. Leur liste est limitative et fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987, pris en application de l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989. Elles couvrent trois grandes natures : les services liés au logement et à l'usage de l'immeuble (eau, chauffage collectif, ascenseur, électricité des parties communes), les dépenses d'entretien courant et de menues réparations des parties et équipements communs, et certaines taxes (taxe d'enlèvement des ordures ménagères). Tout ce qui ne figure pas dans le décret n'est pas récupérable : c'est notamment le cas du gros entretien, des grosses réparations, du remplacement des équipements et de la taxe foncière.
Comment sont calculées les charges récupérables ?
En immeuble collectif, on part des dépenses réelles de l'immeuble et on ne retient que la part récupérable prévue par le décret n° 87-713, répartie ensuite selon la quote-part du logement (tantièmes de copropriété ou clé de répartition du bail). S'y ajoutent la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et, le cas échéant, la part récupérable de la rémunération du gardien : 75 % s'il assure à la fois l'entretien des parties communes et la sortie des ordures ménagères, 40 % s'il n'assure qu'une seule de ces deux tâches. Le bailleur encaisse des provisions mensuelles, puis régularise une fois par an au réel.
Comment fonctionne la régularisation annuelle des charges ?
Le bailleur perçoit le plus souvent des provisions mensuelles sur charges, fixées au bail à partir du budget prévisionnel ou des résultats antérieurs. Au moins une fois par an, il doit procéder à la régularisation : comparer le total des provisions encaissées au montant réel des charges récupérables de la période. Si les provisions dépassent les dépenses réelles, le bailleur reverse le trop-perçu au locataire ; dans le cas inverse, il réclame le complément. Un mois avant cette régularisation, le bailleur communique au locataire le décompte par nature de charges et, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires. Les pièces justificatives doivent être tenues à disposition du locataire pendant six mois. À défaut de régularisation, le locataire peut en exiger une et la créance du bailleur peut se prescrire.
Quel délai pour récupérer les charges locatives ?
Le bailleur dispose de trois ans pour récupérer des charges auprès du locataire, y compris après son départ (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989). Symétriquement, le locataire qui a trop versé a lui aussi trois ans pour réclamer le trop-perçu. Ce délai court du jour où chacun a connu ou aurait dû connaître le montant définitif des charges : pour le locataire qui réclame un trop-perçu, c'est le jour de la régularisation (Cour de cassation, 3e chambre civile, 6 mai 2021, n° 20-11.707). Passé trois ans, la créance est prescrite : d'où l'importance de régulariser chaque année et de conserver les justificatifs, que le bailleur doit tenir à disposition du locataire pendant six mois après l'envoi du décompte.
Provision pour charges ou forfait : quelle différence ?
Deux régimes existent. La provision pour charges (régime de droit commun en location vide) implique une régularisation annuelle au réel : le locataire paie exactement les charges récupérables justifiées. Le forfait de charges, autorisé notamment en location meublée et en colocation, est une somme fixe non régularisable : le bailleur ne peut ni réclamer de complément ni rembourser de trop-perçu, mais le montant doit être déterminé en fonction des charges réelles et ne pas être manifestement disproportionné. En bail vide, le forfait n'est pas la règle : la provision avec régularisation reste le mécanisme normal. Le choix doit figurer clairement dans le bail.
Quelles sont les charges non récupérables par le propriétaire ?
Tout ce qui ne figure pas dans le décret n° 87-713. En particulier : la taxe foncière (sauf la part de taxe d'enlèvement des ordures ménagères, qui est récupérable) ; les gros travaux et grosses réparations (ravalement, toiture, remplacement d'une chaudière ou d'un ascenseur) ; les honoraires du syndic et les frais de gestion, dont le décret ne prévoit aucune part récupérable ; les frais de remise en état relevant de la vétusté ; les travaux d'amélioration. La règle est que le locataire ne supporte que l'usage et l'entretien courant, jamais l'investissement ni le renouvellement des équipements, qui incombent au propriétaire.
Quelle différence entre charges récupérables et charges déductibles ?
Ce sont deux notions distinctes. Les charges récupérables sont refacturées au locataire : le bailleur les avance puis s'en fait rembourser (eau, chauffage collectif, entretien courant, TEOM), selon la liste du décret 87-713. Les charges déductibles relèvent de la fiscalité du bailleur : ce sont les dépenses qu'un propriétaire au régime réel peut soustraire de ses revenus fonciers pour réduire son impôt (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, primes d'assurance, frais de gestion). Une même dépense peut relever des deux logiques, d'une seule, ou d'aucune. Pour le volet fiscal, consultez notre page dédiée aux charges déductibles des revenus fonciers.
Comment obtenir et utiliser la liste avec FairePlace ?
FairePlace met à disposition la liste des charges récupérables (décret n° 87-713) au format PDF, téléchargeable gratuitement et sans inscription depuis cette page, à annexer au bail pour information du locataire. Pour la régularisation, conservez les justificatifs (factures, relevés, appels de fonds de copropriété), établissez un décompte par nature de charges et adressez-le au locataire un mois avant la régularisation. Plan Gratuit FairePlace : 5 biens, quittances et suivi des charges. Tous les prix sont indiqués TTC.