Réparations locatives 2026 : qui paie quoi (décret 87-712)

Les réparations locatives sont les travaux d'entretien courant et les menues réparations qui, consécutifs à l'usage normal du logement, incombent au locataire. Leur liste de référence est fixée par le décret n° 87-712 du 26 août 1987. Cette page récapitule, catégorie par catégorie, qui paie quoi entre locataire et propriétaire, rappelle l'exception majeure (la vétusté n'est jamais à la charge du locataire), et vous permet de télécharger la liste officielle en PDF à annexer au bail. Elle se combine avec la grille de vétusté, l'état des lieux et le dépôt de garantie.

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Liste des réparations locatives (décret 87-712) Annexe au bail prête à imprimer. Gratuit, sans inscription.
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Les six catégories de réparations locatives

L'annexe du décret n° 87-712 classe les réparations à la charge du locataire en six catégories. Voici la synthèse ; la liste exhaustive figure dans le PDF à télécharger ci-dessus.

  1. I

    Parties extérieures à usage exclusif

    Jardins privatifs (entretien des allées, pelouses, taille et remplacement des arbustes, arrosage), auvents et terrasses (mousse), descentes et gouttières (dégorgement).

  2. II

    Ouvertures intérieures et extérieures

    Portes et fenêtres (graissage des gonds, menues réparations de poignées et crémones) ; vitrages (mastics, remplacement des vitres) ; stores et jalousies ; serrures et verrous (graissage, clés) ; grilles.

  3. III

    Parties intérieures

    Plafonds, murs et cloisons (propreté, menus raccords de peinture et tapisserie, rebouchage des trous) ; sols (entretien de la vitrification, raccords de moquette, quelques lames de parquet) ; placards et menuiseries (tablettes, fixations).

  4. IV

    Installations de plomberie

    Canalisations d'eau (dégorgement, joints, colliers) et de gaz ; vidange des fosses ; chauffage et eau chaude (joints, clapets, rinçage des corps de chauffe) ; éviers et sanitaires (calcaire, flexibles).

    Pour une canalisation bouchée, la frontière entre le dégorgement à la charge du locataire et la conduite défaillante à la charge du bailleur est détaillée par CanalScan : qui paie le débouchage.

  5. V

    Équipements d'électricité

    Remplacement des interrupteurs, prises, coupe-circuits et fusibles, ampoules et tubes ; réparation des baguettes ou gaines de protection.

  6. VI

    Autres équipements mentionnés au bail

    Entretien courant et menues réparations des appareils (réfrigérateur, lave-linge, hotte, VMC…), ramonage des conduits, remplacement de joints, graissage.

L'exception qui prime : la vétusté

Une réparation figurant dans la liste cesse d'être à la charge du locataire lorsqu'elle est occasionnée par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure (article 7 d de la loi du 6 juillet 1989, article 1755 du Code civil). Remplacer un joint usé est locatif ; remplacer un équipement hors d'usage par l'âge ne l'est pas. Si les parties en sont convenues dès la signature du bail (décret n° 2016-382, article 4), la grille de vétusté sert, à la sortie, à calculer la part imputable au locataire ; à défaut, la vétusté s'apprécie au cas par cas.

Et à la charge du propriétaire ?

Tout ce qui dépasse l'entretien courant revient au bailleur. Sont à la charge du propriétaire :

  • les grosses réparations : toiture, façade, canalisations principales, gros œuvre ;
  • le remplacement des équipements vétustes ou hors d'usage par l'âge (chaudière en fin de vie, volet inutilisable par l'usure) ;
  • les travaux de mise aux normes et de décence du logement ;
  • toute réparation due à la vétusté, à une malfaçon, à un vice de construction ou à un cas de force majeure.

Le cadre est fixé par l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 : le bailleur doit délivrer un logement décent et l'entretenir en état de servir. La frontière avec les réparations locatives se joue sur la vétusté : dès qu'une réparation découle de l'usure naturelle, elle cesse d'incomber au locataire, même si elle figure dans la liste du décret 87-712.

FairePlace, logiciel français de gestion locative

FairePlace est un logiciel de gestion locative, édité en France par Thinkylab (SIREN 942 915 976) et hébergé chez Scaleway France. État des lieux, liste des réparations locatives et grille de vétusté annexée si les parties en conviennent, décompte des retenues : la sortie de bail est documentée.

Questions fréquentes sur les réparations locatives

Quelles sont les réparations à la charge du locataire ?

Les réparations à la charge du locataire sont les travaux d'entretien courant et les menues réparations liées à l'usage normal du logement. Le décret n° 87-712 du 26 août 1987 en fixe la liste, classée en six catégories : les parties extérieures à usage exclusif (jardin, allées, gouttières), les ouvertures intérieures et extérieures (portes, fenêtres, vitres, serrures, stores), les parties intérieures (murs, sols, placards, raccords de peinture), les installations de plomberie (joints, dégorgement, robinetterie, sanitaires), les équipements d'électricité (interrupteurs, prises, coupe-circuits, ampoules) et les autres équipements mentionnés au bail (réfrigérateur, VMC, ramonage). Sont typiquement concernés : le remplacement des joints, le graissage des gonds, le remplacement d'une vitre cassée, le détartrage de la robinetterie et le remplacement des ampoules et fusibles.

Quels sont les travaux à la charge du propriétaire ?

Le propriétaire assume tout ce qui dépasse l'entretien courant : les grosses réparations (toiture, façade, canalisations principales, gros œuvre), le remplacement des équipements vétustes ou hors d'usage par l'âge, les travaux de mise aux normes et de décence, ainsi que toute réparation rendue nécessaire par la vétusté, une malfaçon, un vice de construction ou un cas de force majeure. Par exemple, remplacer un volet devenu inutilisable par l'usure ou une chaudière en fin de vie relève du bailleur, pas du locataire (article 6 de la loi du 6 juillet 1989). La frontière avec les réparations locatives se joue sur la vétusté : dès qu'une réparation découle de l'usure naturelle, elle cesse d'incomber au locataire.

Qu'est-ce qu'une réparation locative ?

Une réparation locative est un travail d'entretien courant ou une menue réparation, consécutif à l'usage normal du logement, qui incombe au locataire. La liste de référence est fixée par le décret n° 87-712 du 26 août 1987, pris en application de l'article 7 d) de la loi du 6 juillet 1989. Elle couvre l'entretien courant des parties extérieures à usage exclusif (jardin), des ouvertures (portes, fenêtres, vitres), des parties intérieures (murs, sols, placards), de la plomberie et de l'électricité, ainsi que des équipements mentionnés au bail. Ces réparations sont à la charge du locataire pendant toute la durée de la location, sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure (article 7 d). Des dégradations, le locataire répond sauf s'il prouve la force majeure, la faute du bailleur ou le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans le logement (article 7 c).

Qui paie quoi entre locataire et propriétaire ?

Le principe est simple : le locataire prend en charge l'entretien courant et les menues réparations liées à son usage quotidien (joints, vitres cassées, ampoules, dégorgement, graissage, raccords de peinture…). Le propriétaire assume les grosses réparations, le renouvellement des équipements vétustes et tout ce qui relève de la structure ou de la mise aux normes (remplacement d'une chaudière, réfection de toiture, gros œuvre, remplacement d'un volet hors d'usage par vétusté). La frontière se joue souvent sur la vétusté : une réparation normalement locative cesse de l'être lorsqu'elle découle de l'usure naturelle. Si les parties en sont convenues au bail, une grille de vétusté permet d'objectiver ce partage à la sortie.

Le locataire doit-il payer une réparation due à la vétusté ?

Non. Les réparations rendues nécessaires par la vétusté, une malfaçon, un vice de construction, un cas fortuit ou de force majeure ne sont jamais à la charge du locataire, même si elles figurent dans la liste du décret 87-712 (article 7 d de la loi du 6 juillet 1989 et article 1755 du Code civil). Par exemple, le remplacement d'un joint usé relève de l'entretien locatif, mais le remplacement d'un équipement entier devenu hors d'usage par l'âge incombe au bailleur. Si les parties sont convenues d'une grille de vétusté dès la signature du bail (décret n° 2016-382, article 4), elle sert, à la sortie, à chiffrer la part imputable au locataire après déduction de l'usure normale ; à défaut, la vétusté s'apprécie au cas par cas.

Que se passe-t-il à l'état des lieux de sortie ?

On compare l'état des lieux de sortie à celui d'entrée. Les dégradations qui excèdent l'usage normal et ne relèvent pas de la vétusté peuvent être facturées au locataire et retenues sur le dépôt de garantie, sur justificatifs (devis ou factures). Les réparations d'entretien courant non effectuées par le locataire (joints, nettoyage, raccords) lui sont également imputables. En revanche, l'usure normale et la vétusté restent à la charge du bailleur. Pour éviter les litiges, chiffrez les retenues avec la grille de vétusté si elle a été convenue au bail, et conservez les justificatifs, que vous joindrez au décompte de restitution du dépôt.

Comment obtenir la liste avec FairePlace ?

FairePlace met à disposition la liste des réparations locatives (annexe du décret n° 87-712) au format PDF, téléchargeable gratuitement et sans inscription depuis cette page, à annexer au bail. À la sortie, croisez-la avec la grille de vétusté, si elle a été convenue au bail, pour chiffrer la part imputable au locataire et justifier les retenues sur le dépôt de garantie. Plan Gratuit FairePlace : 5 biens, état des lieux et annexes illimités. Tous les prix sont indiqués TTC.

Sources officielles

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