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Micro-foncier ou régime réel 2026 : seuil 15 000 € (simulateur)

Mis à jour le 20 mai 2026

Le choix entre micro-foncier et régime réel structure votre fiscalité de bailleur en location vide. Le micro-foncier offre un abattement forfaitaire de 30 % jusqu'à 15 000 € de recettes brutes annuelles. Le régime réel permet de déduire les charges réelles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, gestion, assurance) et d'imputer un déficit foncier jusqu'à 10 700 € sur le revenu global. Ce guide compare les deux régimes avec deux cas chiffrés, détaille l'engagement de 3 ans irrévocables et propose une méthode de décision en 4 étapes.

10 min pour générer un bail conforme
10 mentions vérifiées automatiquement (décret 2015-587)
6 annexes incluses, DPE et diagnostics
0 € 5 biens inclus, sans carte bancaire
Barème 2026 · articles 31, 32 et 156 CGI

Micro-foncier ou régime réel ? Votre réponse chiffrée

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15 000 € seuil micro-foncier en revenus bruts annuels par foyer fiscal Article 32 CGI
30 % abattement forfaitaire du régime micro-foncier Article 32 CGI
3 ans durée irrévocable de l'option pour le régime réel Article 32 II CGI
10 700 € plafond du déficit foncier imputable sur le revenu global Article 156 I 3° CGI

Micro-foncier : la simplicité forfaitaire

Le micro-foncier est le régime par défaut applicable à tout bailleur en location vide dont les revenus fonciers bruts annuels ne dépassent pas 15 000 € par foyer fiscal (article 32 du CGI). Le seuil s'apprécie sur le total des loyers perçus par l'ensemble du foyer (bailleur + conjoint), tous biens confondus.

Mécanisme. Vous déclarez les loyers bruts annuels directement sur la 2042, case 4BE. L'administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 30 % censé représenter les charges (intérêts, travaux, taxe foncière, gestion, assurance). Vous êtes imposé sur 70 % des recettes, au barème progressif de l'IR plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour 12 000 € de loyers, l'imposition porte sur 8 400 €, soit environ 3 960 € d'impôt + PS pour un TMI à 30 %.

Avantage absolu. Pas de formulaire 2044, pas de tableau de charges, pas de calcul de revenu net foncier. La déclaration est ramenée à une seule case 4BE sur la 2042. Idéal pour les bailleurs qui détiennent un bien hérité sans emprunt en cours, sans travaux récents, et avec une taxe foncière modeste.

Limitations. Le micro-foncier n'est pas accessible pour : les SCI à l'IS, les SCPI, les monuments historiques, les dispositifs Pinel/Denormandie/Loc'Avantages, les baux à construction. Pour ces biens, le régime réel est obligatoire même sous le seuil de 15 000 €.

Régime réel : la déduction des charges réelles

Le régime réel s'applique automatiquement au-delà de 15 000 € de revenus fonciers bruts annuels par foyer fiscal. Il est également accessible sur option en dessous de ce seuil, par simple cochage d'une case sur la 2042 (rubrique revenus fonciers, choix d'option).

Mécanisme. Vous déclarez vos loyers et charges sur le formulaire 2044, qui calcule le revenu net foncier ou le déficit. Le résultat est ensuite reporté sur la 2042 (cases 4BA, 4BB, 4BC, 4BD selon le cas). Les charges déductibles sont limitativement listées à l'article 31 du CGI (8 familles : intérêts, travaux, taxe foncière, gestion, assurances, copropriété, indemnités d'éviction).

Avantage majeur : le déficit foncier. Si vos charges déductibles dépassent vos loyers, vous générez un déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an (article 156 I 3° du CGI), 21 400 €/an pour les déficits provenant de travaux de rénovation énergétique 2023-2025. La fraction excédentaire se reporte 6 ans sur les revenus fonciers. Cette possibilité d'imputation sur le revenu global est la spécificité absolue du régime réel.

Engagement. L'option pour le régime réel engage 3 ans irrévocables (article 32 II du CGI), reconduits tacitement. C'est une différence majeure avec le LMNP (où l'option dure 1 an, abandonnable à tout moment). À anticiper sur la durée des travaux et l'évolution prévisible des charges.

Tableau comparatif micro-foncier vs régime réel

Comparaison sur 7 critères structurants pour la décision.

Critère Micro-foncier Régime réel
Seuil de recettes ≤ 15 000 € de revenus bruts annuels par foyer fiscal > 15 000 € OU sur option
Abattement / déduction 30 % forfaitaire automatique Aucun, charges réelles déduites
Formulaire 2042 directement (case 4BE) 2044 (ou 2044 SPE) + report sur 2042
Charges déductibles Non (incluses dans abattement) 8 familles strictement listées (article 31 CGI)
Déficit foncier Impossible Imputable jusqu'à 10 700 €/an sur revenu global
Option De plein droit si seuil respecté Option valable 3 ans irrévocables
Idéal pour Charges < 30 % des loyers, gestion légère Travaux, intérêts d'emprunt, charges > 30 %

Règle de décision rapide. Si vos charges déductibles réelles dépassent 30 % de vos loyers bruts, le régime réel l'emporte. En présence d'un emprunt récent ou de travaux d'entretien, le réel devient quasi systématiquement préférable.

Cas pratique 1 : bailleur avec emprunt et travaux

Appartement acquis 200 000 € en 2023 avec un emprunt de 150 000 € sur 20 ans à 3,5 %. Loué vide 12 000 €/an. Travaux d'entretien de 1 500 € dans l'année. TMI du bailleur : 30 %.

Ligne de calcul Micro-foncier Régime réel
Loyers bruts annuels 12 000 € 12 000 €
Abattement micro-foncier 30 % / Charges réelles -3 600 € -6 000 € (intérêts + travaux + taxe + assurance + gestion)
Revenu net foncier 8 400 € 6 000 €
Impôt + PS (TMI 30 %) ~ 3 960 € ~ 2 830 €
Économie d'impôt vs micro Référence ~ 1 130 € / an

Conclusion cas 1. Le régime réel génère une économie d'impôt d'environ 1 130 € par an grâce aux intérêts d'emprunt et aux travaux déductibles. Sur les 3 années d'engagement minimum, l'économie cumulée atteint 3 390 €. Le régime réel est ici clairement plus avantageux.

Cas pratique 2 : bien hérité sans emprunt

Appartement hérité, sans emprunt en cours, loué vide 12 000 €/an. Taxe foncière 1 200 €, assurance PNO 250 €, frais de gestion forfaitaires 20 €. Pas de travaux significatifs. TMI du bailleur : 30 %.

Ligne de calcul Micro-foncier Régime réel
Loyers bruts annuels 12 000 € 12 000 €
Abattement micro-foncier 30 % / Charges réelles -3 600 € -2 800 € (taxe + gestion + assurance, peu de travaux)
Revenu net foncier 8 400 € 9 200 €
Impôt + PS (TMI 30 %) ~ 3 960 € ~ 4 340 €
Surcoût vs micro Référence + 380 € / an

Conclusion cas 2. Sans emprunt ni travaux significatifs, le micro-foncier l'emporte avec un surcoût d'environ 380 € par an au régime réel. L'abattement forfaitaire de 30 % (3 600 €) est supérieur aux charges réelles (2 800 €). Le micro-foncier est ici le choix optimal, en plus de sa simplicité administrative.

Comment choisir et opter en 2026

FairePlace simule automatiquement les deux régimes à partir de vos données réelles et calcule le différentiel d'impôt sur les 3 années d'engagement.

  1. Vérifier le seuil de 15 000 €

    Calculer le total des loyers bruts perçus par le foyer fiscal (bailleur + conjoint), tous biens confondus. Si total ≤ 15 000 € : micro-foncier accessible. Si total > 15 000 € : régime réel obligatoire.

  2. Calculer le ratio charges/loyers

    Sommer les charges déductibles prévisibles sur 3 ans : intérêts d'emprunt, travaux d'entretien et de réparation, taxe foncière (hors TEOM récupérable), gestion (forfait 20 €/local + honoraires réels), assurances, copropriété. Si moyenne > 30 % des loyers bruts, le réel l'emporte.

  3. Anticiper l'engagement de 3 ans

    L'option pour le réel engage 3 ans irrévocables. Planifier les travaux significatifs sur cette période (idéalement regrouper les travaux d'entretien et d'amélioration). Anticiper l'évolution du taux d'intérêt et de la taxe foncière.

  4. Opter sur la déclaration 2042

    Cocher la case 'option pour le régime réel' sur la 2042, rubrique revenus fonciers. Remplir le formulaire 2044 avec le détail des loyers et charges par bien. Aucune autre formalité administrative.

  5. Tenir le suivi annuel

    Conservation des justificatifs (factures, quittances, attestations) sur 3 ans glissants, 10 ans pour les déficits reportables. Vérification annuelle du seuil de 15 000 € en cas de variation des loyers.

Micro-foncier ou régime réel : ce qu'il faut retenir. Seuil 15 000 € de revenus fonciers bruts par foyer fiscal sépare les deux régimes. Micro-foncier : abattement forfaitaire 30 %, déclaration directe sur la 2042 case 4BE, simplicité maximale. Régime réel : déduction des charges réelles (8 familles à l'article 31 CGI), possibilité de générer un déficit foncier imputable 10 700 €/an sur le revenu global. Règle de décision : si charges > 30 % des loyers, choisir le réel. Engagement de 3 ans irrévocables (article 32 II CGI), différence majeure avec le LMNP (1 an, abandonnable). Pour rénovation énergétique 2023-2025 : déficit foncier majoré à 21 400 €/an.

FairePlace : simulateur micro-foncier vs régime réel

Simulation automatique sur 3 ans, suivi des charges par catégorie de l'article 31 du CGI, calcul du déficit foncier, export pré-rempli pour le formulaire 2044 ou la case 4BE. Plan Gratuit : 5 biens, suivi recettes et charges illimité, export 2044 inclus. Sans carte bancaire.

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Questions fréquentes micro-foncier vs régime réel

Micro-foncier ou régime réel : que choisir en 2026 ?

La règle de décision rapide : si vos charges déductibles réelles dépassent 30 % de vos loyers bruts, le régime réel l'emporte. Le seuil de 30 % correspond exactement à l'abattement forfaitaire du micro-foncier. Pour un bailleur avec un emprunt récent et des travaux, les charges déductibles atteignent généralement 50 à 70 % des loyers, rendant le régime réel très avantageux. Pour un bien hérité sans emprunt ni travaux, le micro-foncier reste souvent suffisant. L'option pour le régime réel engage 3 ans irrévocables (article 32 II du CGI), à ne pas prendre à la légère.

Quel est le seuil du régime micro-foncier ?

15 000 € de revenus fonciers bruts annuels par foyer fiscal (article 32 du CGI). Ce seuil s'apprécie sur le total des loyers perçus par l'ensemble du foyer fiscal (bailleur + conjoint), tous biens confondus. Si le seuil est dépassé une année, basculement automatique au régime réel l'année suivante. Si le foyer revient sous le seuil l'année d'après, retour automatique au micro-foncier (sauf si une option pour le réel est en cours). Le micro-foncier n'est pas accessible pour les SCI à l'IS, les SCPI, les monuments historiques, les dispositifs Pinel/Denormandie/Loc'Avantages, ou les baux à construction.

Comment opter pour le régime réel en revenus fonciers ?

L'option s'exerce directement sur la déclaration 2042 (rubrique revenus fonciers, choix d'option). Vous cochez simplement la case 'option pour le régime réel' lors de votre télédéclaration. Aucune autre formalité administrative n'est nécessaire. L'option est valable 3 ans irrévocables (article 32 II du CGI), reconduite tacitement année après année. Pour revenir au micro-foncier après la période d'engagement, il faut explicitement renoncer à l'option en cochant la case correspondante l'année du changement. Différence majeure avec le LMNP où l'option pour le réel est valable 1 an, abandonnable à tout moment.

Quelles charges sont déductibles au régime réel ?

L'article 31 du CGI fixe une liste limitative de 8 familles de charges admises en déduction : intérêts d'emprunt et frais accessoires, travaux d'entretien et de réparation, taxe foncière (hors TEOM récupérable), frais de gestion (forfait 20 € par local + honoraires de gestion déléguée au réel), primes d'assurance, provisions de copropriété, indemnités d'éviction et frais de relogement. Sont exclus : les travaux de construction/reconstruction/agrandissement, l'amortissement (réservé au BIC pour les meublés), le capital remboursé sur l'emprunt, les frais d'acquisition (notaire, agence). Pour une liste détaillée, voir notre guide des <a href='/charges-deductibles-revenus-fonciers/'>charges déductibles revenus fonciers</a>.

Quand bascule-t-on automatiquement au régime réel ?

Trois cas. (1) Dépassement du seuil de 15 000 € de revenus fonciers bruts par foyer fiscal (article 32 du CGI). (2) Détention de parts dans une SCI à l'IR qui calcule son résultat au réel (le micro-foncier ne s'applique alors qu'aux loyers détenus en direct). (3) Bien soumis à un régime fiscal incompatible avec le micro-foncier : SCI à l'IS, SCPI, monument historique, dispositif Pinel/Denormandie/Loc'Avantages, bail à construction. Dans ces cas, déclaration sur le formulaire 2044 obligatoire, même si les loyers bruts du foyer restent inférieurs à 15 000 €.

Le régime réel permet-il de générer un déficit foncier ?

Oui, c'est même l'un de ses principaux avantages. Le déficit foncier (charges déductibles supérieures aux loyers) est imputable sur le revenu global du contribuable jusqu'à 10 700 € par an (article 156 I 3° du CGI), 21 400 € pour les déficits provenant de travaux de rénovation énergétique 2023-2025. La fraction excédentaire se reporte 6 ans sur les revenus fonciers. Les intérêts d'emprunt excédentaires se reportent 10 ans, uniquement sur les revenus fonciers. Le micro-foncier ne permet jamais de générer un déficit foncier : l'abattement de 30 % épuise la capacité d'optimisation. Pour le détail, voir notre <a href='/deficit-foncier/'>guide complet du déficit foncier</a>.

Combien de temps engage-t-on en optant pour le réel ?

3 ans irrévocables (article 32 II du CGI), reconduits tacitement. Cette durée d'engagement est une différence majeure avec le LMNP (où l'option pour le réel est valable 1 an, abandonnable à tout moment). Conséquence pratique : si vous optez pour le réel en année N parce que vous avez des travaux importants, vous êtes engagé jusqu'à l'année N+2 inclus, même si vos charges redescendent l'année suivante. Cette règle pousse à anticiper le choix sur 3 ans, par exemple en regroupant les travaux sur cette période. La renonciation à l'option doit être notifiée à l'administration avant l'expiration du délai.

Comment déclarer ses revenus fonciers en 2026 ?

Micro-foncier : déclaration directe sur la 2042 en case 4BE (loyers bruts annuels). L'administration applique automatiquement l'abattement de 30 % et calcule le revenu net imposable. Régime réel : déclaration 2044 obligatoire (loyers bruts, charges par catégorie, calcul du résultat foncier ou du déficit), puis report sur la 2042 cases 4BA (revenu net positif), 4BB (déficit imputable sur revenu global), 4BC (fraction reportable sur revenus fonciers), 4BD (déficits antérieurs en cours de report). Pour les SCI à l'IR : déclaration 2072 au niveau de la société, puis report de la quote-part de chaque associé sur sa 2044 personnelle.

Le micro-foncier est-il avantageux en cas d'absence de charges ?

Oui, dans ce cas précis le micro-foncier est très avantageux. L'abattement forfaitaire de 30 % est appliqué automatiquement sur les loyers bruts, sans aucune justification à fournir. Pour un bien hérité sans emprunt en cours, sans travaux récents, avec une taxe foncière modeste, les charges réelles atteignent rarement 30 % des loyers. Le micro-foncier permet alors une économie d'impôt grâce à un abattement supérieur aux charges réelles. La simplicité administrative est un bonus : pas de formulaire 2044, pas de calcul de revenu net foncier, déclaration directe sur la 2042 case 4BE.

Sources officielles

Cet article s'appuie sur les textes fiscaux en vigueur et la doctrine officielle de l'administration.

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