Loyer impayé 2026 : relance amiable, mise en demeure et procédure (loi 89-462)
Un loyer impayé se traite par étapes, de la plus souple à la plus contraignante. La relance amiable, dès le premier retard, résout la majorité des situations de bonne foi. Si elle reste sans effet, la mise en demeure formalise la demande et constitue la preuve écrite indispensable à toute suite. Vient ensuite, si nécessaire, le commandement de payer délivré par un commissaire de justice, qui fait courir le délai de 6 semaines de la clause résolutoire (loi du 27 juillet 2023), puis la procédure devant le juge. Cette page vous permet de générer gratuitement votre relance ou votre mise en demeure conforme aux articles 7a et 24 de la loi du 6 juillet 1989, et détaille la procédure complète, les délais et vos recours. Pour mettre fin au bail, voyez aussi le guide résiliation bail et la lettre de congé.
Relance et mise en demeure pour loyers impayés
Générez une lettre de relance amiable ou une mise en demeure conforme, prête pour la LRAR. Gratuit, sans inscription, sans email.
- Art. 7a, 24 Loi 89-462
- Scaleway France
- RGPD by design
- Sans compte ni email
Premier rappel à l'amiable. Privilégiez cette étape avant toute mise en demeure.
Lettre indicative au droit en vigueur (Loi n°89-462 du 6 juillet 1989). Ne constitue pas un conseil juridique. La relance amiable n'a pas de forme imposée. La mise en demeure se transmet de préférence par LRAR (preuve de réception). Le commandement de payer, lui, est un acte de commissaire de justice (huissier) et n'est pas généré ici. Vérifiez les sommes dues et conservez vos justificatifs avant l'envoi.
Loyer impayé : la procédure graduée, de l'amiable au judiciaire
Face à un impayé, la loi organise une escalade progressive. Chaque étape laisse au locataire une chance de régulariser et construit, pour le bailleur, le dossier nécessaire si la situation devait se judiciariser. Brûler une étape (par exemple assigner sans commandement de payer) expose à l'irrecevabilité ; agir trop tard laisse la dette s'accumuler et risque la prescription. La bonne pratique : réagir vite, à l'amiable, puis formaliser.
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1. La relance amiable
Dès le premier retard, un rappel courtois suffit souvent. Il rouvre le dialogue, signale l'oubli et propose, si besoin, un échéancier. Aucune forme n'est imposée : courrier simple, email ou LRAR. C'est l'étape qui résout la majorité des retards de bonne foi, sans frais ni tension.
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2. La mise en demeure
Si la relance reste sans effet, la mise en demeure formalise la demande de paiement et fixe un délai (souvent 8 jours). Envoyée en LRAR, elle constitue la preuve écrite de votre démarche, indispensable avant toute action. Elle rappelle l'article 7a (le paiement est une obligation essentielle) et annonce les suites possibles.
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3. Le commandement de payer
Acte de commissaire de justice (ex-huissier) signifié au locataire. Il fait courir le délai de 6 semaines de la clause résolutoire (loi du 27 juillet 2023). À défaut de paiement dans ce délai, la clause résolutoire est acquise et le bailleur peut assigner devant le juge des contentieux de la protection pour constater la résiliation du bail.
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4. La procédure judiciaire
L'assignation est notifiée au préfet (CCAPEX) au moins 6 semaines avant l'audience. Le juge peut accorder des délais de paiement au locataire de bonne foi (jusqu'à 3 ans) ou constater la résiliation. Si l'expulsion est ordonnée, elle reste suspendue pendant la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars).
Relance amiable ou mise en demeure : laquelle envoyer ?
Les deux lettres se génèrent gratuitement ci-dessus. Le choix dépend de l'ancienneté du retard et de la réactivité du locataire.
Relance amiable
- Quand : dès le premier retard, ou en cas d'oubli ponctuel.
- Ton : courtois, ouvert au dialogue et à un échéancier.
- Forme : aucune imposée. Courrier simple, email ou LRAR.
- Effet : rouvre le contact, résout les retards de bonne foi.
Mise en demeure
- Quand : après une relance restée sans effet.
- Ton : ferme. Somme de payer dans un délai (souvent 8 jours).
- Forme : LRAR vivement recommandée (preuve de réception).
- Effet : preuve écrite, base de la procédure ultérieure.
Le commandement de payer, étape suivante, est un acte de commissaire de justice : il n'est pas généré ici. Il fait courir le délai de 6 semaines de la clause résolutoire.
Activez vos garanties et orientez le locataire
En parallèle des relances, mobilisez sans tarder les garanties souscrites et signalez la situation aux organismes compétents. Un signalement rapide protège votre indemnisation et ouvre au locataire des solutions d'accompagnement.
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Garantie loyers impayés (GLI)
Si vous avez souscrit une GLI, déclarez le sinistre dès le 2e mois d'impayé (délai variable selon le contrat) en joignant les relances et la mise en demeure. L'assureur prend le relais du recouvrement et indemnise les loyers, dans la limite des plafonds et de la durée prévus.
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Caution (cautionnement)
Si le bail est garanti par une personne qui s'est portée caution, adressez-lui une mise en demeure : la caution solidaire est tenue de payer dès le premier impayé du locataire. Conservez l'acte de cautionnement et la preuve de sa remise.
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Garantie Visale
Si le locataire bénéficie de la garantie Visale (Action Logement), déclarez l'impayé sur votre espace bailleur dans le délai prévu. Visale avance les loyers impayés dans la limite du plafond garanti, puis se retourne vers le locataire.
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Saisine de la CAF / du FSL
Si le locataire perçoit une aide au logement (APL/AL), un impayé doit être signalé à la CAF, qui peut maintenir l'aide sous condition d'un plan d'apurement. Le locataire peut aussi solliciter le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) de son département.
Erreurs à éviter face à un loyer impayé
Quelques réflexes coûteux transforment un simple retard en procédure longue, voire en faute du bailleur. Les six erreurs les plus fréquentes.
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Attendre plusieurs mois avant d'agir
Plus la dette s'accumule, plus elle devient difficile à apurer. Une relance dès le premier retard, puis une mise en demeure rapide, maximisent les chances de régularisation amiable et raccourcissent la procédure si elle devient nécessaire.
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Couper l'eau, l'électricité ou changer la serrure
Toute mesure de pression ou d'expulsion par voie de fait est illégale et lourdement sanctionnée (jusqu'à 3 ans de prison et 30 000 € d'amende, article 226-4-2 du Code pénal). Seul le juge peut ordonner l'expulsion, exécutée par un commissaire de justice.
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Sauter l'étape du commandement de payer
La clause résolutoire ne joue qu'après un commandement de payer délivré par commissaire de justice, demeuré infructueux pendant 6 semaines. Une assignation sans commandement préalable est irrecevable lorsque le bailleur invoque la clause résolutoire.
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Négliger la preuve écrite
Sans trace des relances et sans mise en demeure en LRAR, il est difficile de démontrer la défaillance du locataire et l'antériorité de la dette. Datez et conservez chaque courrier, l'accusé de réception et le décompte des sommes dues.
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Oublier de déclarer le sinistre à temps
GLI, caution, Visale : chaque garantie a ses délais de déclaration. Un signalement tardif peut faire perdre le bénéfice de l'indemnisation. Activez la garantie dès que le retard est confirmé.
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Renoncer à la quittance après régularisation
Une fois la dette soldée, remettez une quittance au locataire : elle vaut preuve de paiement et clôt proprement l'incident. Conservez le décompte mis à jour pour votre comptabilité et un éventuel litige ultérieur.
Trêve hivernale : la procédure continue, l'expulsion est suspendue
Du 1er novembre au 31 mars, aucune expulsion ne peut être exécutée (article L. 412-6 du Code des procédures civiles d'exécution), même avec une décision de justice. En revanche, la trêve ne suspend pas la procédure : vous pouvez parfaitement relancer, mettre en demeure, faire délivrer un commandement de payer, assigner et obtenir un jugement pendant cette période. Seule l'exécution forcée de l'expulsion est reportée au 1er avril. D'où l'intérêt d'anticiper : engager la procédure dès l'automne permet, si la résiliation est prononcée, une exécution dès la fin de la trêve. Les loyers et l'indemnité d'occupation restent dus pendant toute la période. Le détail de la trêve et de ses exceptions figure dans le guide de la lettre de congé.
FairePlace, logiciel français de gestion locative
FairePlace est un logiciel de gestion locative clefs en main, édité en France par Thinkylab (SIREN 942 915 976) et hébergé chez Scaleway France. Suivi des paiements, quittances automatiques, relances et mise en demeure, signature électronique avancée eIDAS : l'accompagnement va du premier retard jusqu'à la régularisation, en gardant la trace écrite de chaque démarche.
Générez votre relance ou votre mise en demeure en quelques minutes
Lettre conforme aux articles 7a et 24 de la loi du 6 juillet 1989, périodes impayées et montant dû détaillés, prête pour l'envoi en LRAR. Gratuit, sans inscription, sans email.
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Questions fréquentes sur le loyer impayé
Quelle est la différence entre une relance et une mise en demeure ?
La relance amiable est un simple rappel, sans forme imposée, adressé dès le premier retard : elle invite le locataire à régulariser et, le cas échéant, à proposer un échéancier. La mise en demeure est plus formelle : elle somme le locataire de payer dans un délai précis (souvent 8 jours), rappelle l'article 7a de la loi du 6 juillet 1989 (le paiement du loyer est une obligation essentielle) et annonce les suites. Envoyée en lettre recommandée avec accusé de réception, la mise en demeure constitue la preuve écrite indispensable avant d'engager une procédure. Les deux sont gratuites à générer ; le commandement de payer, lui, est un acte de commissaire de justice.
Quel délai de paiement accorder au locataire ?
Pour la relance amiable, aucun délai n'est imposé : un rappel raisonnable de quelques jours suffit. Pour la mise en demeure, l'usage est de fixer un délai de 8 à 15 jours pour régulariser, ce qui laisse au locataire le temps d'agir tout en marquant le sérieux de la démarche. Au stade du commandement de payer (acte de commissaire de justice), le délai légal est de 6 semaines depuis la loi du 27 juillet 2023 : passé ce délai sans paiement intégral, la clause résolutoire du bail est acquise. Le juge peut ensuite accorder au locataire de bonne foi des délais de paiement supplémentaires, jusqu'à 3 ans.
La mise en demeure doit-elle être envoyée en recommandé ?
Aucune forme n'est légalement imposée pour la mise en demeure, mais la lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) est vivement recommandée : elle date la demande et prouve sa réception par le locataire. Cette preuve est déterminante si la procédure se poursuit devant le juge. L'envoi par acte de commissaire de justice est encore plus sûr (signification incontestable), mais il a un coût. Pour la relance amiable, un courrier simple ou un email suffit. Conservez systématiquement une copie de chaque courrier et l'avis de réception.
Qu'est-ce que la clause résolutoire et le délai de 6 semaines ?
La clause résolutoire, présente dans la quasi-totalité des baux, prévoit la résiliation de plein droit du contrat en cas de défaut de paiement du loyer ou des charges. Selon l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, cette clause ne produit effet que 6 semaines après un commandement de payer demeuré infructueux. Ce délai, auparavant de 2 mois, a été réduit à 6 semaines par la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023. Le commandement de payer, signifié par commissaire de justice, doit reproduire à peine de nullité la mention de ce délai, les voies de recours du locataire et les coordonnées de la CCAPEX.
Que faire si j'ai une garantie loyers impayés (GLI) ?
Déclarez le sinistre à votre assureur dès que le retard est confirmé, généralement à partir du 2e mois d'impayé (le délai varie selon le contrat). Joignez les pièces : bail, justificatifs de revenus du locataire à l'entrée, relances et mise en demeure datées, décompte de la dette. L'assureur indemnise alors les loyers impayés dans la limite des plafonds et de la durée prévus au contrat, et prend généralement en charge le recouvrement et la procédure. Attention : un signalement tardif peut faire perdre le bénéfice de la garantie. La GLI n'est pas cumulable avec un cautionnement (sauf locataire étudiant ou apprenti).
Peut-on couper l'électricité ou expulser soi-même un locataire qui ne paie pas ?
Non, c'est strictement interdit. Couper l'eau, le gaz ou l'électricité, changer la serrure, retirer les affaires du locataire ou l'expulser sans décision de justice constitue une expulsion par voie de fait, punie de 3 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende (article 226-4-2 du Code pénal). Seul le juge des contentieux de la protection peut prononcer la résiliation du bail et ordonner l'expulsion, qui sera ensuite exécutée par un commissaire de justice, avec le concours de la force publique si nécessaire. La seule voie légale est la procédure : relance, mise en demeure, commandement de payer, assignation.
Dans combien de temps un loyer impayé est-il prescrit ?
L'action en recouvrement des loyers et des charges se prescrit par 3 ans (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989). Le bailleur dispose donc de 3 ans à compter de chaque échéance impayée pour en réclamer le paiement. Au-delà, la créance correspondant à cette échéance ne peut plus être recouvrée. C'est une raison de plus pour agir sans attendre : relancer dès le premier retard, formaliser par une mise en demeure et, si nécessaire, engager la procédure avant que les échéances les plus anciennes ne se prescrivent.
Comment générer une lettre de relance ou de mise en demeure avec FairePlace ?
FairePlace propose un générateur gratuit, sans inscription. Choisissez le type de lettre (relance amiable ou mise en demeure), renseignez le bailleur, le locataire, le logement, les périodes impayées et le montant total dû : l'outil produit un PDF conforme aux articles 7a et 24 de la loi du 6 juillet 1989, prêt à imprimer pour un envoi en LRAR (un numéro de suivi peut être ajouté). Aucune donnée n'est conservée côté serveur. Le commandement de payer, qui relève du commissaire de justice, n'est pas généré. Plan Gratuit FairePlace : 5 biens, suivi des paiements et quittances. Tous les prix sont indiqués TTC.
Sources officielles
Cette page s'appuie sur les textes en vigueur et les ressources officielles publiques. Pour aller plus loin :
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